La grande conférence sociale de François commence lundi. Elle se veut comme un moment clé du quinquennat-seconde-partie. Il faut dire qu'il y a du pain sur la planche, mais beaucoup de couteaux autour de la table pour le couper en mille morceaux, le décomposer en miettes et couper les écheveaux en quatre.
Ce vendredi prend donc une signification particulière, quels que soient les âges et les situations des personnes concernées.
C'est demain la journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (povertyday) sous l'égide de l'ONU. Elle est aussi connue sous le nom de journée mondiale du refus de la misère (ATD Quart Monde), ce qui est beaucoup plus percutant. Il n'y a pas que dans les pays pauvres qu'il y a des pauvres. Il y en a en France aussi. Le seuil est fixé à 1000 euros par mois en France (8 millions de personnes en dessous), alors que les études montrent que pour être socialement intégré, il faut au minimum 1400 euros par mois. Net, évidemment. Alors cela pose de multiples questions sur ce qu'on appelle pudiquement "les minima sociaux" que la droite voudrait supprimer ou réduire et que la gauche ne sait pas augmenter. Article militants ici sur Mediapart et ici en Alsace. Rappelons que les pauvres ne sont pas tous sans travail, mais que ceux qui sont sans travail sont souvent pauvres.
Pour les jeunes, c'est le jour de la grande manif nationale pour l'enseignement supérieur et la recherche. Cette manif part de Jussieu (moins amiantée qu'avant) et arrive à Bercy. On ne manifeste plus aujourd'hui vers le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche tout proche de Jussieu, car cela ne sert à rien. Les vrais décisions se prennent à Bercy par les financiers, point final. Les universitaires sont pragmatiques et vont donc droit au but. Ils réclament des moyens pour ce secteur, en ordre dispersé, chacun avec ses revendications évidemment contradictoires, mais ils manifestent ensemble : lycéens inquiets pour leur avenir dans le supérieur, étudiants en surnombre dans des amphis surchargés (ma salle de cours va craquer), chercheurs inquiets de la montée en puissance des contrats temporaires et des vacataires, laboratoires sous-équipés, présidents d'universités en manque de budgets pour boucler l'année.
Pour les vieux (retraités) c'est la journée de reprise des négociations sur les régimes de caisses complémentaires. Il s'agit de voir comment équilibrer les comptes de ces caisses, compte tenu du papy-boom. Le MEDEF veut repousser l'âge de la retraite sans le dire en créant des malus si on part trop tôt et des bonus si on part plus tard. Les syndicats de salariés veulent que les entreprises cotisent plus. Il s'agit bien ici des régimes complémentaires, pas du régime de base. S'il n'y a pas d'accord bientôt, l'Etat devra reprendre ces régimes à son compte et personne n'appréciera. C'est un débat pour les vieux, mais il touche aussi les jeunes du paragraphe ci-dessus. Car si les vieux travaillent plus longtemps pour avoir une retraite décente, les jeunes n'ont pas d'emploi libre. Un système classique de vases communicants.
Pour les intermittents du spectacle et autres travailleurs du secteur culturel, le discours de Valls ne les a pas rassurés. Ils doivent aujourd'hui rendre leurs conclusions sur ce qui peut/doit être fait pour eux dans le secteur culturel et artistique. Ce n'est pas la série Dix pour Cent sur France 2 qui va les rassurer. Tous protestent entre autres face à cette tendance qui privilégie le travail amateur (et non ou peu rémunéré) et ces sites "collaboratifs et participatifs" qui exploitent les graphistes et autres professionnels spécialisés en les faisant travailler gratuitement dans une concurrence sauvage et uberisée. Les intermittents ont une capacité de nuisance forte dans notre société du loisir, rappelons-le. Et le travail gratuit leur déplait fortement. A vous aussi, non ?
Pour les chômeurs de tous âges, par contre, c'est un jour normal et aussi désespérant que les autres.
Depuis le 8 mai 2017 et encore plus depuis la dissolution de 2024, un blog nouveau style
(du 6 mai 2012 au 7 mai 2017 ? le quinquennat de François Hollande au jour le jour) : International, France, politique, science, francophonie, et même du temps de cerveau disponible de temps en temps pour des nouvelles
Lire le billet du jour
vendredi 16 octobre 2015
jeudi 15 octobre 2015
Gazole qui désole
Annonce surprise du gouvernement hier pour rapprocher le prix du gazole du prix de l'essence.
Surprise ? Cela fait longtemps que les gouvernements essayent de s'y mettre, mais aucun n'avait osé avant. Ce mouvement plus rapide que prévu est sans doute dû à la conjoncture :
- dans un climat général de baisse des impôts, mesure phare du budget 2016 en discussion actuellement au Parlement, une annonce qui va alourdir graduellement la fiscalité des propriétaires de voitures à moteur diesel, mais en échange de nouvelles baisses de taxes (locales) pour les plus démunis. Un bon timing budgétaire.
- le scandale Volkswagen qui a permis depuis des semaines de mesurer le caractère polluant de ces moteurs, au point qu'il est nécessaire de tricher pour respecter les normes. Un scandale qui touche l'image de VW et de ses marques, mais qui touche l'ensemble de l'industrie automobile, et en France particulièrement car l'écart de prix a conduit les acheteurs à se tourner de plus en plus vers ces voitures, devenues le fer de lance de nos (chers) constructeurs nationaux. La nocivité du diesel est donc de plus en plus acceptée, même par les non scientifiques. Un bon timing médiatique.
- la COP21 en décembre où la France pourra annoncer cet effort pour l'environnement, un parmi d'autres, comme Engie qui annonce arrêter les centrales à charbon. Un bon timing international.
Evidemment tout cela va prendre du temps, mais c'est intéressant de voir une telle décision prendre vie. Le gazole a plein de défauts et de conséquences négatives sur l'environnement et la santé humaine (cancers du poumon et de la vessie par exemple). Cela s'inscrit d'ailleurs dans une normalisation de certaines taxes qui datent d'il y a bien longtemps et qu'il est temps de nettoyer, comme la gabelle du sel. On appelle encore aujourd'hui les douaniers des gabelous, car ils récoltaient la taxe à l'époque. Le débat actuel au Parlement sur la taxe tampon est à ce titre édifiant et symbolique d'une société française très phallocrate, cf le petit film ci-dessous tiré d'ici.
Mise à jour : Regardez ceci, pour voir ce que donnerait vraiment un tampon "produit de luxe"...
Tout ceci n'a aucun rapport avec le diesel, qui est asexué, mais montre bien l'absurdité de certaines taxes et surtout des différences de taxes entre produits comparables, qui ont été discriminés au fur et à mesure à coups de mesures transitoires qui durent toujours. Mise à jour : le Parlement retoque la baisse de la TVA sur les produits d'hygiène féminine... Je reste sans voix.
Mais revenons à nos diesels. L'histoire de la TIPP devenue TICPE pour inclure les nouveaux types de carburants (mixtes, bio et électriques) est édifiante. Lire ici sur Wikipedia. J'aime particulièrement la comparaison avec la gabelle, la taxe sur le sel, qui a été à l'origine de révoltes (et même de la Révolution) et qui n'a été abolie en France qu'en 1945 !!! Il s'agit d'une taxe indirecte dont les bénéfices vont aux collectivités territoriales. Elle a connu toutes sortes de vicissitudes, comme la TIPP flottante. A une époque les taxes (TIPP+TVA) pouvaient représenter jusqu'à 80% d'un litre de carburant (gazole ou essence) mais aujourd'hui on est en dessous de 50%.
Il ne s'agit pas de supprimer cette taxe juteuse pour l'Etat et ses collectivités, mais de réduire le gap : arriver à un juste milieu entre montant de la taxe sur le gazole et sur l'essence. Un centime de plus ici mais un centime de moins là, sachant que l'écart actuel frôle les 20 centimes. Le gazole serait en fait plus cher que l'essence à la pompe si les taxes étaient identiques, incroyable non ? Normal, car le moteur diesel consomme moins que celui à essence. Le problème est donc de savoir où sera le point d'équilibre, sachant que 80% du carburant consommé est justement du gazole. Le gouvernement annonce +1 et -1 centime en 2016 et en 2017, mais il ne peut s'engager au-delà pour des raisons évidentes. Reste que toutes les évolutions doivent être lentes dans ce domaine, car les industriels doivent adapter leurs produits. Le remplacement d'une voiture diesel de plus de 10 ans par une voiture fonctionnant avec d'autres énergies vient d'ailleurs de bénéficier d'un doublement de l'aide (1000 euros maintenant). Tout ça mettra du temps. Statistiques détaillées ici.
C'est une mesure qui sera impopulaire, car visible à la pompe immédiatement, et spécialement auprès des professions de la route (transporteurs, cars, taxis et autres Uber) qui sont avec une écrasante majorité équipés de moteurs diesel. Il faut s'attendre à des protestations prochaines de ces professions qui sont pourtant la plupart du temps exonérées en partie de cette taxe.
Les constructeurs vont avoir cinq ans pour s'adapter, car la demande pour des moteurs non diesel va progresser et leurs usines ne sont pas toujours prêtes pour ces moteurs. Ils vont automatiquement activer leur lobby et menacer de pertes d'emplois ou de frais de développement en augmentation. On peut donc s'attendre à des quémandes de leur part, le truc habituel en France, lorsqu'on remplace l'innovation par une subvention de l'Etat. Choix industriel stratégique qui a déformé notre société. Mais après tout, il a bien fallu, un jour, remplacer les allumeurs de réverbères au gaz par des lampadaires électriques, non ?
Surprise ? Cela fait longtemps que les gouvernements essayent de s'y mettre, mais aucun n'avait osé avant. Ce mouvement plus rapide que prévu est sans doute dû à la conjoncture :
- dans un climat général de baisse des impôts, mesure phare du budget 2016 en discussion actuellement au Parlement, une annonce qui va alourdir graduellement la fiscalité des propriétaires de voitures à moteur diesel, mais en échange de nouvelles baisses de taxes (locales) pour les plus démunis. Un bon timing budgétaire.
- le scandale Volkswagen qui a permis depuis des semaines de mesurer le caractère polluant de ces moteurs, au point qu'il est nécessaire de tricher pour respecter les normes. Un scandale qui touche l'image de VW et de ses marques, mais qui touche l'ensemble de l'industrie automobile, et en France particulièrement car l'écart de prix a conduit les acheteurs à se tourner de plus en plus vers ces voitures, devenues le fer de lance de nos (chers) constructeurs nationaux. La nocivité du diesel est donc de plus en plus acceptée, même par les non scientifiques. Un bon timing médiatique.
- la COP21 en décembre où la France pourra annoncer cet effort pour l'environnement, un parmi d'autres, comme Engie qui annonce arrêter les centrales à charbon. Un bon timing international.
Evidemment tout cela va prendre du temps, mais c'est intéressant de voir une telle décision prendre vie. Le gazole a plein de défauts et de conséquences négatives sur l'environnement et la santé humaine (cancers du poumon et de la vessie par exemple). Cela s'inscrit d'ailleurs dans une normalisation de certaines taxes qui datent d'il y a bien longtemps et qu'il est temps de nettoyer, comme la gabelle du sel. On appelle encore aujourd'hui les douaniers des gabelous, car ils récoltaient la taxe à l'époque. Le débat actuel au Parlement sur la taxe tampon est à ce titre édifiant et symbolique d'une société française très phallocrate, cf le petit film ci-dessous tiré d'ici.
Mise à jour : Regardez ceci, pour voir ce que donnerait vraiment un tampon "produit de luxe"...
Tout ceci n'a aucun rapport avec le diesel, qui est asexué, mais montre bien l'absurdité de certaines taxes et surtout des différences de taxes entre produits comparables, qui ont été discriminés au fur et à mesure à coups de mesures transitoires qui durent toujours. Mise à jour : le Parlement retoque la baisse de la TVA sur les produits d'hygiène féminine... Je reste sans voix.
Mais revenons à nos diesels. L'histoire de la TIPP devenue TICPE pour inclure les nouveaux types de carburants (mixtes, bio et électriques) est édifiante. Lire ici sur Wikipedia. J'aime particulièrement la comparaison avec la gabelle, la taxe sur le sel, qui a été à l'origine de révoltes (et même de la Révolution) et qui n'a été abolie en France qu'en 1945 !!! Il s'agit d'une taxe indirecte dont les bénéfices vont aux collectivités territoriales. Elle a connu toutes sortes de vicissitudes, comme la TIPP flottante. A une époque les taxes (TIPP+TVA) pouvaient représenter jusqu'à 80% d'un litre de carburant (gazole ou essence) mais aujourd'hui on est en dessous de 50%.
Il ne s'agit pas de supprimer cette taxe juteuse pour l'Etat et ses collectivités, mais de réduire le gap : arriver à un juste milieu entre montant de la taxe sur le gazole et sur l'essence. Un centime de plus ici mais un centime de moins là, sachant que l'écart actuel frôle les 20 centimes. Le gazole serait en fait plus cher que l'essence à la pompe si les taxes étaient identiques, incroyable non ? Normal, car le moteur diesel consomme moins que celui à essence. Le problème est donc de savoir où sera le point d'équilibre, sachant que 80% du carburant consommé est justement du gazole. Le gouvernement annonce +1 et -1 centime en 2016 et en 2017, mais il ne peut s'engager au-delà pour des raisons évidentes. Reste que toutes les évolutions doivent être lentes dans ce domaine, car les industriels doivent adapter leurs produits. Le remplacement d'une voiture diesel de plus de 10 ans par une voiture fonctionnant avec d'autres énergies vient d'ailleurs de bénéficier d'un doublement de l'aide (1000 euros maintenant). Tout ça mettra du temps. Statistiques détaillées ici.
C'est une mesure qui sera impopulaire, car visible à la pompe immédiatement, et spécialement auprès des professions de la route (transporteurs, cars, taxis et autres Uber) qui sont avec une écrasante majorité équipés de moteurs diesel. Il faut s'attendre à des protestations prochaines de ces professions qui sont pourtant la plupart du temps exonérées en partie de cette taxe.
Les constructeurs vont avoir cinq ans pour s'adapter, car la demande pour des moteurs non diesel va progresser et leurs usines ne sont pas toujours prêtes pour ces moteurs. Ils vont automatiquement activer leur lobby et menacer de pertes d'emplois ou de frais de développement en augmentation. On peut donc s'attendre à des quémandes de leur part, le truc habituel en France, lorsqu'on remplace l'innovation par une subvention de l'Etat. Choix industriel stratégique qui a déformé notre société. Mais après tout, il a bien fallu, un jour, remplacer les allumeurs de réverbères au gaz par des lampadaires électriques, non ?
mercredi 14 octobre 2015
C'est GT !
Manif de policiers aujourd'hui, contre le gouvernement et plus particulièrement la Justice. Plus de trente ans depuis la dernière dans les mêmes conditions, sous Mitterand et Badinter place Vendôme... C'est rare de voir les policiers se mobiliser autant, face à la Justice d'ailleurs comme si c'était des ennemis. Dans toutes ls démocraties, la séparation des pouvoirs est nécessaire, rappelons-le. Un Etat où la justice et la police sont identiques - sous la main de fer d'un pouvoir total - est forcément une dictature. Le principal syndicat - Alliance - n'est pas affilié à la CGT, remarquons-le.
Dans la série CGT, on découvre des choses étranges en lisant le Figaro. 32 heures ? Le nouveau slogan de la CGT est le passage aux 32 heures ? C'est joli et bien provocateur mais c'est évidemment un moyen de faire parler de soi. La CGT est bien seule sur ce coup. Pionnière ou gesticulations ? L'Histoire le dira évidemment, mais la tendance n'est pas à ce type de mouvement. On comprend mieux pourquoi François et surtout Macron sont les ennemis de la CGT. Au point qu'hier la CGT a refusé de serrer la main de François en visite sur les chantiers de Saint-Nazaire, et que Macron a été bombardé de trucs pendant son discours.
A Air France, alors que les négociations semblent reprendre, la CGT est résolument du côté des personnels au sol contre l'élite des pilotes. Les discussions sur la violence, nécessaire ou pas, font ressortir des tensions classiques et un peu oubliées ces dernières années avec la baisse inexorable du syndicalisme. Le gouvernement, lui, a choisi son camp sur ce dossier en tous cas. D'ailleurs le nouveau DRH de Air France est un ancien conseiller de Valls. Le débat se resserre sur l'échiquier politique en France. C'est une des conséquences de la montée du FN et des populismes. Comme les syndicats sont moins forts, surtout les grandes confédérations, cela converge. Sauf pour les syndicats corporatistes qui défendent ici les forains, là les pilotes, ici les chauffeurs de VTC et là les employés des boutiques ouvertes le dimanche...
Qu'on l'organise ou pas le combat social est pourtant nécessaire. Il a tellement changé de forme qu'il est difficile de s'y adapter, surtout pour des métastructures qui en vivent.
Mais tout cela est évidemment aussi lié aux élections professionnelles et syndicales, et cette année à la célébration des 120 ans de la CGT canal historique.
Dans la série CGT, on découvre des choses étranges en lisant le Figaro. 32 heures ? Le nouveau slogan de la CGT est le passage aux 32 heures ? C'est joli et bien provocateur mais c'est évidemment un moyen de faire parler de soi. La CGT est bien seule sur ce coup. Pionnière ou gesticulations ? L'Histoire le dira évidemment, mais la tendance n'est pas à ce type de mouvement. On comprend mieux pourquoi François et surtout Macron sont les ennemis de la CGT. Au point qu'hier la CGT a refusé de serrer la main de François en visite sur les chantiers de Saint-Nazaire, et que Macron a été bombardé de trucs pendant son discours.
A Air France, alors que les négociations semblent reprendre, la CGT est résolument du côté des personnels au sol contre l'élite des pilotes. Les discussions sur la violence, nécessaire ou pas, font ressortir des tensions classiques et un peu oubliées ces dernières années avec la baisse inexorable du syndicalisme. Le gouvernement, lui, a choisi son camp sur ce dossier en tous cas. D'ailleurs le nouveau DRH de Air France est un ancien conseiller de Valls. Le débat se resserre sur l'échiquier politique en France. C'est une des conséquences de la montée du FN et des populismes. Comme les syndicats sont moins forts, surtout les grandes confédérations, cela converge. Sauf pour les syndicats corporatistes qui défendent ici les forains, là les pilotes, ici les chauffeurs de VTC et là les employés des boutiques ouvertes le dimanche...
Qu'on l'organise ou pas le combat social est pourtant nécessaire. Il a tellement changé de forme qu'il est difficile de s'y adapter, surtout pour des métastructures qui en vivent.
Mais tout cela est évidemment aussi lié aux élections professionnelles et syndicales, et cette année à la célébration des 120 ans de la CGT canal historique.
120 ans mais plus toutes ses dents
mardi 13 octobre 2015
Non je ne parlerai pas de Playboy
L'actualité n'est pas brillante en ce mardi, avec un temps de plus en plus frais. Il est donc temps de se couvrir mesdames et messieurs. Attention à ne pas prendre froid. L'époque n'est plus au nu.
François fait dans le social, avec une visite des chantiers navals de Saint-Nazaire. Il faut dire que la vente signée des deux Mistral à l'Egypte est une bonne nouvelle pour les chantiers - car il va falloir customiser le bateau du russe à l'arabe. Il visitera également l’Harmony of the seas, bientôt le plus gros paquebot au monde, construit ici. La course au plus gros est une caractéristique de l'humain et tous se battent pour remporter le gros lot. Evidemment le plus gros ne le restera que quelques mois ou années, en attendant le suivant. Mais François a raison d'en profiter un peu. On ne sait pas s'il sera accompagné de Julie.
Son premier ministre est en Arabie Saoudite maintenant pour quelques autres gros contrats. Il y fait chaud mais les dames y sont très, très couvertes.
Il faut dire que le social est toujours morose, même si les discussions ont repris à Air France, sur fond d'interpellation des personne(l)s ayant violenté certains cadres. Interpellation musclée et garde à vue, dénoncées toutes deux par la gauche de la gauche qui compare ça à l'impunité des patrons voyous ; Mélenchon se dit même prêt à aller en prison à la place des personnels accusés... Le climat social n'est pas bon dans cette entreprise, c'est sûr. Qu'en aurait dit Dutronc (le père) qui toute sa vie avait rêvé d'être une hôtesse de l'air et d'avoir les fesses en l'air ???
Du côté des patrons, tout va bien. Même dans la bière. Le numéro 1 mondial (belge/brésilien) rachète le numéro 2 (anglais). Je ne vous dis pas la liste des marques que ce nouveau groupe va détenir. La prochaine fois que vous boirez une bière sur le canapé en regardant un match ou en lisant une revue d'hommes vous aurez de grandes chances de leur donner de l'argent ! Regardez ce tableau par exemple pour avoir une idée des marques couvertes. Il y a de quoi étancher sa soif et épuiser sa pile de revues.
Cette semaine c'est l'Adaweek. Un nouveau machin pour promouvoir les STIM pour les femmes. Les Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques. Pourquoi les femmes ne seraient-elles pas plus actives dans ces secteurs, au niveau des études, de la recherche, de l'entrepreneuriat, des responsabilités et de leurs carrières ? C'est inspiré d'Ada Lovelace, la première femme a avoir écrit un programme. Le premier humain en fait, en 1843, bien avant les ordinateurs mais à l'époque de la première vraie calculatrice. Elle est morte trop jeune d'un cancer de l'utérus. Et évidemment elle ne fut pas reconnue à son époque, quoique fille de Lord Byron et d'une férue de maths... Aujourd'hui, bien peu de femmes, proportionnellement, sont dans ce domaine. Trop peu.
En octobre, cette année, le mois est rose et je ne vous en ai pas encore parlé. Il s'agit de la campagne contre le cancer du sein. Un drôle de nom, contesté par de multiples féministes et qui a donné lieu à quelques tentatives de récupération marketing plutôt foireuses, alors que le sujet est très important. Marks & Spencer s'est fait alpaguer, à juste titre. Des photos de seins nus avec et sans cicatrices (avant-après) circulent d'ailleurs en réponse à certaines dérives marketing de cette campagne annuelle. Comme quoi, le nu peut être sérieux !
Post-tum : J'apprend juste à l'instant que Playboy (version USA) va arrêter de publier des photos de femmes nues. C'est évidemment la nouvelle importante du jour. Dommage que je n'ai pas su avant, j'aurais pu en parler... Heureusement, il reste quelques couverture mythiques et mi-habillées.
François fait dans le social, avec une visite des chantiers navals de Saint-Nazaire. Il faut dire que la vente signée des deux Mistral à l'Egypte est une bonne nouvelle pour les chantiers - car il va falloir customiser le bateau du russe à l'arabe. Il visitera également l’Harmony of the seas, bientôt le plus gros paquebot au monde, construit ici. La course au plus gros est une caractéristique de l'humain et tous se battent pour remporter le gros lot. Evidemment le plus gros ne le restera que quelques mois ou années, en attendant le suivant. Mais François a raison d'en profiter un peu. On ne sait pas s'il sera accompagné de Julie.
Son premier ministre est en Arabie Saoudite maintenant pour quelques autres gros contrats. Il y fait chaud mais les dames y sont très, très couvertes.
Il faut dire que le social est toujours morose, même si les discussions ont repris à Air France, sur fond d'interpellation des personne(l)s ayant violenté certains cadres. Interpellation musclée et garde à vue, dénoncées toutes deux par la gauche de la gauche qui compare ça à l'impunité des patrons voyous ; Mélenchon se dit même prêt à aller en prison à la place des personnels accusés... Le climat social n'est pas bon dans cette entreprise, c'est sûr. Qu'en aurait dit Dutronc (le père) qui toute sa vie avait rêvé d'être une hôtesse de l'air et d'avoir les fesses en l'air ???
Du côté des patrons, tout va bien. Même dans la bière. Le numéro 1 mondial (belge/brésilien) rachète le numéro 2 (anglais). Je ne vous dis pas la liste des marques que ce nouveau groupe va détenir. La prochaine fois que vous boirez une bière sur le canapé en regardant un match ou en lisant une revue d'hommes vous aurez de grandes chances de leur donner de l'argent ! Regardez ce tableau par exemple pour avoir une idée des marques couvertes. Il y a de quoi étancher sa soif et épuiser sa pile de revues.
Cette semaine c'est l'Adaweek. Un nouveau machin pour promouvoir les STIM pour les femmes. Les Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques. Pourquoi les femmes ne seraient-elles pas plus actives dans ces secteurs, au niveau des études, de la recherche, de l'entrepreneuriat, des responsabilités et de leurs carrières ? C'est inspiré d'Ada Lovelace, la première femme a avoir écrit un programme. Le premier humain en fait, en 1843, bien avant les ordinateurs mais à l'époque de la première vraie calculatrice. Elle est morte trop jeune d'un cancer de l'utérus. Et évidemment elle ne fut pas reconnue à son époque, quoique fille de Lord Byron et d'une férue de maths... Aujourd'hui, bien peu de femmes, proportionnellement, sont dans ce domaine. Trop peu.
En octobre, cette année, le mois est rose et je ne vous en ai pas encore parlé. Il s'agit de la campagne contre le cancer du sein. Un drôle de nom, contesté par de multiples féministes et qui a donné lieu à quelques tentatives de récupération marketing plutôt foireuses, alors que le sujet est très important. Marks & Spencer s'est fait alpaguer, à juste titre. Des photos de seins nus avec et sans cicatrices (avant-après) circulent d'ailleurs en réponse à certaines dérives marketing de cette campagne annuelle. Comme quoi, le nu peut être sérieux !
Post-tum : J'apprend juste à l'instant que Playboy (version USA) va arrêter de publier des photos de femmes nues. C'est évidemment la nouvelle importante du jour. Dommage que je n'ai pas su avant, j'aurais pu en parler... Heureusement, il reste quelques couverture mythiques et mi-habillées.
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