jeudi 21 février 2019

Anti-sémitisme et anti-sionisme : La vraie définition

C'est le débat dont tout le monde parle. Un débat ancien mais qui a pris un coup de projecteur suite aux attaques illégales dont on fait l'objet un certain nombre de personnes ou de symboles juifs.

Plusieurs grosses manifestations ont eu lieu cette semaine, entre celle organisée par les grands partis et les organisations officielles pour un large écho consensuel, celle organisée par la famille Le Pen puisqu'ils avaient été exclus de la première et qu'ils voulaient faire croire qu'ils étaient blancs comme la neige de Pologne (avant), ou celle des "vrais antiracistes" d'extrême gauche qui croient être les seuls. Et je ne compte pas les débordements hebdomadaires, dans le cadre de la grand désinhibition zadiste des gilets jaunes.

Macron en a profité pour parler au banquet annuel du CRIF et il a annoncé sa position (habile) dans le débat entre les deux notions qui font le titre de ce billet. Pour ne pas changer les textes (et créer une loi contre l'anti-sionisme qui serait malvenue en démocratie) Macron propose d'adopter une définition internationale de l'antisémitisme (déjà condamné par les lois existantes en France et dans de nombreux pays), un concept jamais défini vraiment avant de manière rigoureuse. Cette définition a frayé son chemin jusque dans une directive européenne. Certains juristes bornés (il y en a aussi qui ne le sont pas) diront peut-être qu'en changeant la définition d'un mot on change la loi, mais ce ne sont qu'arguties.

La presse en parle beaucoup, comme ici le JDD. Wikipedia a évidemment son mot à dire avec de longs articles sur ces sujets.

Mais que dit cette définition ? La voici (en anglais et en PDF, ou ici en d'autres langues, mais pas encore en français - No Comment). On la trouve à partir d'ici et elle a déjà été adoptée par plusieurs pays européens, notamment en Europe centrale mais aussi au Royaume-Uni par exemple (avant le Brexit). Une traduction officielle en français est attendue pour être reconnue en France, puisque le français est notre langue. Heureusement, le Parlement européen, qui sert à quelque chose, l'a fait ;)

ICI EN FRANÇAIS DONC.

Définition : Adopt the following non-legally binding working definition of antisemitism:

“Antisemitism is a certain perception of Jews, which may be expressed as hatred toward Jews. Rhetorical and physical manifestations of antisemitism are directed toward Jewish or non-Jewish individuals and/or their property, toward Jewish community institutions and religious facilities.”

Ce qui est intéressant également est le paragraphe d'explications juste en-dessous :

Manifestations might include the targeting of the state of Israel, conceived as a Jewish collectivity. However, criticism of Israel similar to that leveled against any other country cannot be regarded as antisemitic.

Cette distinction est fondamentale, puisqu'elle sépare bien la critique légitime d'un Etat indépendant (reconnu ou non) et celle de ses actions et comportements alimentant l'antisémitisme. Car c'est bien l'antisémitisme qui est au coeur de ce débat.

Tout cela, vous en êtes bien conscient, ne changera pas le cours des choses, les antisémites, xénophobes, racistes, islamophobes, homophobes et que sais-je encore, refusant l'Autre, ne dévieront pas d'un iota de leur course folle. J'attends d'ailleurs avec impatience des commentaires haineux sur ce sujet, je trouve qu'il n'y a pas assez de trolls ici.

Mais pour vous, mes chers lecteurs, éclairés que vous êtes et sensibles à l'Harmonie du Monde, j'espère que ces quelques informations vous aideront à penser, en toute connaissance de cause, loin du bruit confus des infox (comme dit la commission de terminologie).

mercredi 13 février 2019

Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment, comme nous, d'un aussi grand amour.

Vous connaissez bien sûr cette citation.
Arletty dans les Enfants du Paradis prononce ces mots sortis du chapeau de Jacques Prévert.

C'est la veille de la Saint-Valentin, alors Paris et Amour sont des mots qui résonnent à défaut de raisonner.

Mais je retiendrai les mots Petit et Grand. Car en bus cette semaine je suis passé dans la rue des Petits-Carreaux, qui m'était inconnue à ma grande honte. Et je me suis demandé ce que Paris comportait de rues "petite" et de rue "grande" pour que les amoureux s'y promènent, la main dans la main et les yeux dans les yeux (l'un dans l'autre).

Donc je vous propose ici une liste de ces dites rues. J'espère n'en avoir oublié aucune. Vous voyez comme je n'ai rien à faire je m'occupe de vous, hein ? J'en profite pour vous envoyer sur ce site.

J'enlève le Petit Palais et le Grand Palais puisque, techniquement, ce ne sont pas des espaces ouverts comme les rues, les impasses, les avenues, les boulevards, les passages, les routes, les ponts, les places et les squares. Ouf. Vous connaissez bien sûr les différences entre toutes ces artères... Non ? Allez ici alors. C'est complet... quoique cela soit incorrect puisqu'à Paris il y a une exception, une avenue sans arbres : l'avenue de l'Opéra pour laquelle M. Garnier a expressément demandé qu'il n'y ait pas d'arbre afin de ne pas gâcher la perspective vers son oeuvre ;). Mais je m'égare dans les méandres d'une ville virtuelle.

Je vous les mets dans un ordre qui me parle.

Pour les petits, 24 espaces riquiqui : modèle, nature, ouvrage, agricole, humain

Impasse du Petit-Modèle

Rue des Petits-Champs
Rue Croix-des-Petits-Champs
Square du Petit-Bois
Passage Petit-Cerf

Passage de la Petite-Voirie
Route des Petits-Ponts
Rue du Petit-Pont
Rue de la Petite-Arche
Rue de la Petite-Pierre
Rue des Petits-Carreaux
Rue des Petites-Écuries
Rue des Petits Hôtels

Rue du Petit-Musc
Petite rue des Acacias (disparue)
Passage de la Petite-Boucherie

Rue du Petit-Moine
Rue des Petits-Pères
Rue des Petits Augustins (disparue)
Rue de la Petite-Truanderie
Rue du Petit-Bourbon (disparue)
Square du Cardinal-Petit-de-Julleville
Impasse Charles-Petit
Rue Petit

Pour les grands, 15 espaces grandioses : nature, ouvrage, groupe, humain, rire

Passage du Grand-Cerf
Rue du Grand-Veneur
Rue des Grands-Champs

Rue des Grands-Degrés
Rue des Grands-Moulins
Rue de la Grande-Chaumière
Grande Avenue de la Villa-de-la-Réunion

Avenue de la Grande-Armée
Rue de la Grande Truanderie

Rue du Grand-Prieuré
Rue des Grands-Augustins
Square Saint-Gilles-Grand-Veneur-Pauline
Rue Pierre-Le-Grand
Rue Louis-le-Grand

Place des Grandes-Rigoles


On y va ?

C'était un modèle, cet homme. Il avait des champs et quelques croix, ainsi que des bois pleins de cerfs. Ses propriétés disposaient d'une belle voirie, avec de jolis ponts et des ponts sans arches, tous en pierre et avec des carreaux. Il adorait la faïence, il y en avait même jusque dans les écuries de ses hôtels, parfumés au musc et à l'acacia. Il avait une boucherie évidemment, pour ses bêtes, tenue par quelques moines et un père, des augustins je crois, un peu truands et saouls toute la journée au Bourbon. Mais quand il discutait avec le Cardinal Charles, il n'était pas petit. Non, il n'était pas petit.

Il était grand, comme les bois d'un vieux cerf chassé par un veneur dans les champs. Il avait franchi tous les degrés dans sa vie, de son moulin et de sa chaumière originelle à cette grande villa somptueuse. Il avait été colonel à l'armée, dans l'intendance pour truander un peu, tout en priant, cela va de soi, avec les augustins qu'il affectionnait particulièrement, surtout soeur Pauline, même si ses frères Pierre et Louis l'avaient un peu forcé au mariage.

Ah, on ne rigole pas tous les jours dans sa belle-famille !


mardi 5 février 2019

Rouge(s)

C'est la couleur tendance aujourd'hui

Le 5 février, cette année, c'est le Nouvel An Chinois. Beaucoup de rouge partout, couleur millénaire bien avant le petit livre rouge de Mao. Certains défilés, en France, auront lieu plus tard, comme celui de paris XIII° Chinatown le 17 février, mais en Asie, c'est autre chose ! L'année du Cochon (rose comme la célèbre charcuterie de la rue des Abbesses qui a été détruite il y a longtemps pour laisser la place à un théâtre plein de velours rouge, ou pas). Un temps de cochon, etc... et un jour où il ne faut pas se laver les cheveux, si, si ! Grandes migrations familiales un peu partout en Chine et en Asie cette semaine.


Hier c'était l'anniversaire de Neymar (27 ans et plus de buts), avec un thème autour de la couleur rouge. Vise-t-il une carrière en Chine ? Faisait-il référence au sketch des Guignols sur l'amour soudain des chinois pour le PSG uniquement grâce à lui ? Ou voit-il rouge après sa blessure qui l'empêche de courir, mais pas de danser ? Je sais bien que c'est une micro-nouvelle, mais qui sommes-nous pour décider de ce qui est important ou pas ?


En France, journée de manif "jaune et rouge". Non, il ne s'agit pas des couleurs de Polytechnique (paradoxe) mais d'une manif portée en grande partie par la CGT. Pas que, évidemment, mais quand même. Pour une fois qu'une manif regroupe des petits patrons et des salariés de la CGT, ne nous en plaignons pas, ils voient rouge tous pareils, face à un gouvernement et à un président qui écoute et agite le chiffon rouge de l'insécurité comme un épouvantail contre les rouges-gorges, à ne pas confondre avec les roux-georges.


La journée a pourtant mal commencé avec un gros incendie à Paris, rouge de sang et de flammes. Un incendie vraisemblablement criminel en plein XVI° arrondissement, chez les bourges. Du feu dans la nuit, du rouge dans le noir. Du classique, mais toujours aussi impressionnant.


Et puis ce soir, si vous n'avez rien à faire, une enquête à regarder sur France 2 sur la pêche industrielle et notamment le fameux thon rouge qui affole les palais, en France ou au Japon. Entre sushis et conserves, le thon est un animal recherché. Plein de richesses et de choses bizarres à l'intérieur aussi, le thon rouge est le poisson à la mode dans plusieurs mers du Monde.


Voilà. Le rouge c'est fini pour aujourd'hui. Mais, rassurez-vous, le rouge continuera longtemps à être la couleur de la colère, du sang et du grand théâtre du Monde.

mercredi 16 janvier 2019

A quoi sert l'Europe ? Un exemple concret venu d'Irlande

Il s'en passe des choses en ce moment.

Au Royaume-Uni, Theresa May est en plein "dismay" après le vote massif contre le projet de sortie honorable de l'Union européenne. Un vote sans appel, qui a réuni toutes sortes de positions contre ce texte, des positions complètement antinomiques pourtant. La suite des événements est à cette heure aussi brumeuse que Londres à l'époque de Mary Poppins (l'original ou la suite remake sans originalité). Rule Britannia et la diplomatie anglaise feront le reste. Les britanniques sont vraisemblablement partis pour retourner aux urnes, puisque leurs élus n'ont pas de majorité, quelle que soit la position défendue. Cela ne garantit pas une future majorité cohérente, ce qui est la règle dans un régime parlementaire. Rappelons que Theresa n'est au pouvoir que grâce à un accord avec le DUP, ce micro-parti d'Irlande du Nord qui se bat contre la réunification avec l'Irlande indépendante.

En prime, à la fin de ce billet, quelques Unes de la presse britannique ce matin...
Et si vous appréciez l'humour britannique, regardez cette présentation d'un projet de loi "minute" adopté ce matin au Parlement à Londres en pleine crise !!!



À propos d'Irlande, lisez cet article. Extrait : "Supermac reprochait notamment à McDonald's d'avoir empêché son expansion hors d'Irlande en se servant de la similarité entre le nom de la chaîne irlandaise et le célèbre "Big Mac". L'entreprise de Pat McDonagh, qui compte une centaine de restaurants en Irlande et en Irlande du Nord, espère maintenant étendre ses activités au Royaume-Uni et à l'UE. "Cette décision (...) montre aussi l'importance des institutions européennes pour la protection d'entreprises confrontées à des multinationales sans âme". On trouvera donc peut-être (car il y aura appel) des Big Mac de Superman en Europe. Rappelons que l'Irlande appartient à l'Union européenne et en est très heureuse. Une preuve de plus de l'utilité européenne, qui doit faire verdir de rage (et non de moisissure) les anglais pro-Brexit qui aimeraient avoir la mayonnaise, l'argent de la mayonnaise et la cuisinière en prime.

À propos de MacDo, vous avez vu ces photos, ici dans Le Monde par exemple. À cause du shutdown, Trump a payé de sa poche des burgers et autres saloperies à l'élite du sport américain, puisque les cuisiniers de la Maison Blanche sont au chômage technique. Remplacer la vraie bouffe censée honorer ses invités par de la junk food qui plus est payée par lui (mais forcément déductible de ses impôts personnels) pour faire passer l'idée de son Mur en briques (comme un hamburger trop cuit), voici une conception un peu "sans âme" de la culture, non ? On peut supposer qu'il ne s'agissait pas d'ailleurs de burgers impossibles... mais de bel et bon boeuf américain ! Les USA qui protègent à fond leur marché, et pas que contre l'Europe, la Chine ou les immigrants pauvres, sont aussi en pleine crise budgétaire pour une histoire de quelques milliards et de chiens d'hommes politiques qui marquent leur territoire en pissant contre le mur. Heureusement, les golfs t hôtels de Trump sont privés et fonctionnent. Font-ils des réductions aux fonctionnaires à l'arrêt ?

Et en France, le grand débat est lancé. Le site est en ligne et la lettre de Macron disponible un peu partout (ici à l'Élysée, la plus jolie en PDF). 34 questions détaillées réparties en 21 alinéas et 4 chapitres. On notera le 11ème alinéa sur la biodiversité et donc l'agriculture, pour ne pas pénaliser nos gentils agriculteurs face aux méchants étrangers qui font n'importe quoi, même protégés par l'Europe et la PAC (question 15 de la fiche thématique climat disponible sur le site). Ouf, la bouffe française est sauvée. Reste à savoir comment le faire... Comme pour toutes les autres questions d'ailleurs. Il est possible de participer ou d'organiser des réunions dès aujourd'hui, mais pour écrire une contribution directement en ligna, il faut attendre le 21 janvier (car la fameuse commission du débat public avait pris du retard).

Le 21 janvier ? Mais oui !!! C'est la commémoration de la décapitation de Louis XVI et de la chute de la tête de la France d'alors. Un monarque de moins. O tempora O mores, autres temps autres mœurs. Aujourd'hui on ne décapite plus les chefs d'État : Aux USA on les étouffe à coups de burgers et d'affaires russes avec ou sans vodka, au Royaume-Uni on vote contre eux, et en France on manifeste dans les rues et sur les routes.

Et en Europe ? Les élections approchent. Les Le Pen se frottent les mains puisque ça roule pour eux, ce qui fait baver Mélenchon qui aimerait être plus populiste et populaire qu'eux mais qui doit gérer une crise interne aux Insoumis qui en ont marre se sa chefitude aléatoire. Aucun grand parti, y compris LREM n'a encore désigné sa tête de liste. Le Grand Débat paralyse tout. Et nos hommes politiques, ne sachant où le vent va tourner, manipulent avec prudence leur langue, même en bois.

Comme quoi, les débats servent à quelque chose. Si on refuse la politique de la chaise vide et si on a confiance dans la capacité des organisateurs du débat à ne pas (trop) le manipuler. Car, comme tous ceux qui ont participé à une AG ou autre réunion publique le savent, ce type de consultation est toujours complexe à organiser de manière "objective" pour rester pudique, face à des parties prenantes organisées qui déforment le débat ou à des animateurs qui savent à l'avance ce qu'ils veulent.

Vous avez dit confiance ?

Ah, ces écossais...

J'adore le Cri au-dessus !

Game of Thrones, mais pas le trône britannique, keep calm

Indeed. Jolie photo

De l'importance de la virgule, la fameuse "Oxford comma"

Déjà ?

Ever ??? Wait and see...

mercredi 9 janvier 2019

Épidémie de désinhibition dans la crise actuelle en France

Désinhibition késaco ?

En psychiatrie, c'est ça. Un trouble spontané ou provoqué par des surdoses de médicaments ou de substances variées, lorsqu'on perd les inhibitions classiques qui nous peuplent en permanence (mais de manière variable avec le temps et les situations). Plus de détails ici. À faible dose, la désinhibition est un atout connu socialement, mais à dose plus importante c'est un trouble dangereux.

Je parlais ici de comportements individuels. Quid de comportements collectifs ?

Lisez cet article scientifique sur la "La désinhibition moderne: pour une histoire politique de l’anthropocène". Ardu mais intéressant.
- Et/ou lisez cet article de Pour la Science dont voici l'incipit : "Se masquer pour faire le mal : En recourant à une identité de substitution, l'internaute se sent moins responsable de ses actes – d'où la levée de ses inhibitions vis-à-vis de la violence verbale".
Un dernier lien ? un livre sur la sociologie dont il faut parcourir les pages qui précèdent l'extrait...
- Et un dernier dernier pour la route avec cet article suite à un acte violent des Gilets jaunes à Paris, dont j'extrais la phrase suivante : "Mais il y avait aussi un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune et qui n'ont pas hésité, par désinhibition ou un effet d'entrainement, à se livrer eux aussi à des violences injustifiables".

Pour en venir à mon sujet, lisez ceci, sur la désindividuation en groupe, et cela sur l'anonymat et la désinhibition.

Les comportements actuels (et je ne parle pas ici que des gilets jaunes ou des casseurs, mais aussi des médias, des politiciens et plus globalement des gens de base qui vivent dans cette crise de société) ressemblent fortement à une épidémie de désinhibition. Comme si, dans ce climat pourri, chacun se sentait affranchi de ce qui est le lien habituel au coeur de l'organisme (individu et société). 

Sur un plan global, cette épidémie qui a surgi publiquement avec le début de la crise des gilets jaunes, mais qui était en sourdine depuis longtemps, cette épidémie peut prendre plusieurs formes. Elle peut apparaître et disparaître, ou devenir endémique voire pandémique (explications simples ici). En politique et en social, il peut y avoir des vaccins préventifs ou des traitements curatifs, mais les effets de la désinhibition sont complexes, puisqu'au début cela semble ultra positif et que la "gueule de bois" n'arrive que plus tard. Drogue, opium du peuple et sevrage, quand tu nous tiens...

Alors ?

Alors, si cette désinhibition se diffuse, ce qu'on appelait les naguère les "incivilités" peut devenir mortel (pour un individu, mais pourquoi pas pour une société en tant qu'organisme global) ou à tout le moins incapacitant (suivre les scores électoraux des partis extrémistes aux prochaines élections par exemple).

Qu'en pensez-vous ? Une approche intéressante non ?

PS : Au fait, après tout ce galimatias, bonne année à chacune et à chacun, que cette année soit meilleure pour vous que 2018 ! Bonne santé et bonnes désinhibitions (limitées aux effets positifs).