vendredi 22 juin 2012

Mini-remaniements

Mini-remaniement au gouvernement. Faire moins était difficile, avec 4 ministres de plus et quelques corrections de tir. Ecologie et Economie commencent pareil mais sont quand même assez différents, non ? Passer de l'un à l'autre est donc un grand pas. Cela veut dire que l'on entre dans le concret et qu'on s'éloigne du symbole, car on choisit les ministres aussi en fonction de leurs compétences. Incroyable, non ?
A remarquer le désaveu partiel pour notre ministre-cinéaste, Madame Benguigui, qui perd les français de l'étranger mais garde la Francophonie. Elle a été la première à aller à Cannes après la nomination du gouvernement (rencontrer les français riches de l'étranger ?) et on imagine alors une francophonie plus culturelle que diplomatique, ce qui n'est pas forcément un signe encourageant pour quantités de programmes de coopération. Ah oui, zut. La coopération c'est le développement et c'est un autre ministre, aussi en charge de l'Agence française de développement (là où est l'argent).



Mini-remaniement au centre où Borloo plante un couteau dans le dos de Bayrou en créant un groupe du Centre à l'Assemblée nationale (et en le dirigeant puisque, lui, il a été élu, nananananère !) rassemblant des députés inrassemblables auparavant. C'est drôle mon correcteur orthographique veut me forcer à écrire invraisemblables au lieu de inrassemblables... Aurait-il plus de sens politique que moi ???



Mini-remaniement dans la politique européenne avant le Sommet européen afin de faire évoluer (un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie ?) cette politique, surtout en matière de finances (et de croissance). A noter le mini-sommet de Rome avec la France, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne pour préparer le vrai Sommet. On se croirait en Ukraine ou en Pologne. 4 pays se rencontrent et en demies il n'y en aura au maximum que 3, peut-être un seul... A suivre pendant tout le week-end évidemment !


Mini-remaniement donc dans le foot avec une équipe de France légèrement différente pour ce que l'on espère n'être pas son dernier match dans l'Euro. Une équipe de contres, rapide, ou prenant l'Espagne à son propre jeu...


Deux conclusions à tout ça :

1) - Gouvernement, politique, finance et foot partagent les mêmes conflits, les mêmes brouilles puis réconciliations, les mêmes échecs et réussites, les mêmes défis pour gagner, des modes de pilotage et de coaching par ajustements successifs de même nature. Peut-être est-ce que finalement le point commun est l'être humain, plutôt masculin et obsédé par le pouvoir ou le classement hiérarchique, mâtiné d'un peu de cynisme et de pessimisme à la française.
Il ne faut pas pousser la mémétaphore trop loin dans les orties. Ici on parle beaucoup de foot en ce moment parce qu'il y a l'Euro, mais je suis conscient des limites de l'exercice qui peut aller jusqu'à l'amalgame. C'est pas grave. En ce moment, ces rapprochements sont dans la tête de tous, autour du zinc pour le petit café ou calva quotidien.

2) - Le Petit Robert est paru hier avec de nouveau mots français comme LOL ou pipeauter (il est interdit de pipeauter au travail). Mais par ailleurs une commission de terminologie officielle a intronisé le mot "minimanie" pour "engouement pour tous les biens de consommation de taille réduite". Décidément la minimanie frappe partout, même les remaniements !


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