vendredi 14 décembre 2012

La négociation

C'est un art délicat, quel que soit le domaine. En politique et en diplomatie, c'est un art cruel.

Le petit livre de Francis Walder, prix Goncourt en 1958, "Saint-Germain ou la négociation", Folio, n'a pas pris une ride. Lisez-le si vous m'en croyez. Il raconte, au détour d'une obscure négociation ancienne et peu connue, le déroulement d'icelle et ses changements de rythme et de rapports de force, en paignant des personnages très intéressants. C'est un livre utilisé dans les écoles de management et de relations internationales, et pas seulement en Belgique, royaume de la négociation.

A Bruxelles, justement les avancées du Sommet européen qui vient de s'achever satisfont toutes les parties qui y trouvent du gagnant-gagnant chacun de leur point de vue. Les petits pas à chaque Sommet, ou au contraire les avancées géantissimes lors de Sommets de la dernière chance sont un moyen d'avancer dans les négociations plus globales. Tout va bien dès qu'il y a un cap, que dirais-je une péninsule, un roc, un pic (mais je m'égare, Gérard). La mise en place d'un mécanisme d'appui aux Etats pour appuyer des contrats de compétitivité et de croissance est une décision osée, dont s'enorgueillit François, mais qu'Angela tempère en limitant les crédits associés, par exemple.

Pour la Syrie, où la négociation visible est inexistante, un diplomate russe a osé, avant de se faire contredire et pour la première fois, dire que le gouvernement syrien était en train de perdre et ne contrôlait plus la moitié de son territoire. L'envoyé spécial de l'ONU est donc maintenant mandaté par les USA et la Russie pour des négociations évidemment complexes.

On dit souvent des diplomates, que quand ils disent oui, ils veulent dire peut-être - que quand ils disent peut-être, ils veulent dire non - et que quand ils disent non, ce ne sont pas de vrais diplomates...




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