mardi 30 octobre 2012

Tempêtes

Lundi, grosse réunion de 5 grands cerveaux internationaux à Paris avec François qui propose d'institutionnaliser ce type de rendez-vous. De ce grand remue-méninges comme on dit en France, ou de cette grande tempête de cerveaux comme on dit au Québec (traduction savoureuse du Brain Storming anglais), qu'en est-il ressorti ? Une plus forte crédibilité internationale de la France et de François. Une affirmation d'existence par rapport à l'Allemagne. Un renforcement de l'idée d'une régulation par les Etats et institutions intergouvernementales, et pas seulement par les marchés eux-mêmes, avec leur main invisible ou non...

Une tempête de cerveaux institutionnels donc.

Lundi, réunion clé avec M. Google et ses poches pleines de milliards (1oooooooooooo au moins) pour pousser cette entreprise un brin mégalo à négocier. La France prend là une position officielle forte qui divise évidemment la communauté : faut-il ou pas partager les gains de Google entre lui-même et les sites qu'il indexe ? Dans ce dossier compliqué à souhait par une transparence aussi lumineuse que des ombres dans un ouragan, et dans ce type de remue-méninges très préparé, notons simplement que le web a été créé et est possible grâce à la publication volontaire de contenus par des auteurs/éditeurs, qui en retirent ainsi quelque chose : le plaisir de partager, d'être vu, des revenus éventuels liés à la pub ou à autre chose, une influence... Que des services, comme Google se développent et fassent d'énormes bénéfices sur ce créneau en vendant leur savoir-faire, pourquoi pas. En l'absence de régulation, ces monopoles dirigent le monde, c'est dans leur nature. Les éditeurs, qui le dirigeaient à une certaine époque, sont nostalgiques et jaloux. Ils ont perdu leur autonomie et ont besoin de services comme Google pour être visibles. C'est à eux de s'adapter. C'est à l'Etat d'aider à lutter contre les monopoles, d'où qu'ils viennent, surtout quand ces monopoles ne paient pas d'impôt ou presque.

Une tempête de Goooooooooooooogles donc.

Lundi, évidemment, vraie tempête à New-York et sur la côte du New-Jersey...  Comme c'est l'un des endroits au monde qui concentre le plus de richesses et d'avocats, cette tempête coûtera cher. Il n'empêche que cette tempête est énorme, rare. Je venais juste de finir de lire la trilogie écolo-catastrophico-scientifique de Kim Stanley Robinson sur des événements climatiques majeurs dans la même région. Les auteurs de science-fiction vont devoir faire preuve de plus en plus d'imagination car la réalité rattrape à grands pas la fiction, autour du réchauffement climatique. Je vous conseille d'ailleurs la lecture de cette trilogie, ici par exemple. (la trilogie des 40 - 50 - 60)



Une tempête, une vraie.

Et enfin, ce mardi c'est tempête à l'Assemblée nationale, après les déclarations pour le moins contradictoires du gouvernement sur les 35-39 heures, incluant la dernière du Premier ministre.

Une tempête dans un verre d'eau. Quelle taille le verre ? 5, 35, 39, 40, 50, 60, 1oooooooooo ? Allez savoir !

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