samedi 23 février 2013

Assemblées parlementaires

C'est un week-end d'élections.

En Italie, on vote pour ou contre Berlusconi. La coalition de gauche était en tête il y a deux semaines (date des derniers sondages) et avant la démission du Pape. On en reparlera lundi après-midi après la clôture du vote. Pour les élections au Vatican, très petit pays imbriqué au cœur de Rome, il faudra attendre encore un peu.

À Djibouti, on a voté vendredi (equivalent de dimanche pour eux) et pour la première fois, le boycott n'a pas été au cœur de la campagne. C'est un signe encourageant pour ce petit pays qui abrite de très importantes bases militaires françaises et américaines par ailleurs.

En France, on ne vote pas, mais on lit avec stupeur la décision / recommandation du Conseil d'Etat qui propose de repousser l'application d'une éventuelle loi sur le non-cumul des mandats à après 2017, c'est à dire à après les élections législatives et sénatoriales.

Résumé des courses : François avait pris cet engagement, le PS avait suivi mais en ordre très dispersé. Les barons aristocrates éléphants vieux chefs cumulards idéologues fortes têtes du PS avaient en effet menacé de toutes sortes de maux si cette loi passait, surtout si elle passait avant les municipales de mars 2014. Maintenant ils sont tranquilles et peuvent se présenter aux municipales tout en restant au Parlement. Ils auront ensuite trois ans pour préparer leur succession à l'un des deux postes ou pour choisir ce qu'ils préfèrent. 3 ans de gagnés. À droite aussi on est très divisé, mais ce n'est qu'une simple loi et la majorité est donc trouvable, pas comme pour la réforme constitutionnelle.

Z lartiste résume bien l'état d'esprit de certains élus en ce moment...

Et puis, autres temps autres mœurs, quelques mots sur ce très beau film vu hier, Lincoln, avec un acteur qui mérite l'Oscar (dans la nuit de dimanche à lundi). Histoire d'un grand homme dans tous les sens du terme, mais aussi histoire de la dynamique interne d'une assemblée parlementaire autour d'un amendement. Les portraits de tous ces hommes politiques pour ou contre l'abolition de l'esclavage et les moyens de les faire changer d'avis sont fascinants. Entre ceux qui se laissent acheter par un poste dans la nouvelle administration (qui change à chaque président aux USA sans que quiconque trouve à y redire), ceux qui fluctuent jusqu'au dernier moment, ceux qui assument une position à contre-courant de leur parti, ceux qui magouillent et ceux qui sont sincères, on discerne de vrais hommes politiques, conscients de leur rôle.

À voir, pour ceux qui doutent de l'intérêt de notre parlement à nous, de ses comportements de cour de récré. À voir d'urgence pour les jeunes, collégiens, lycéens et étudiants, en espérant qu'ils feront mieux que certains politiciens actuels. Finalement, malgré la guerre de Sécession, un film résolument optimiste.

Note à soi-même : Se souvenir d'être optimiste le jour où l'on vote...

 

 

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