mercredi 23 décembre 2015

Mangez du canard (déchainé)

Le foie gras (de canard) n'est pas à la fête entre les fermetures d'exploitations et la campagne annuelle des pro-canards contre la barbarie du gavage, à coup de vidéos horribles mais efficaces. Donc, par solidarité, et avant d'en manger à satiété dès demain, je vous propose un billet spécial de fête sur le canard enchaîné, le journal. 

Il s'agit d'une lecture commentée de cet ancêtre toujours vivant de la presse libre (La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas) sans réel site internet (quoique). Histoire et histoires sur Wikipedia ou dans de nombreux livres comme celui-ci, pour les 50 ans de la Vème République en 2008, ou cette année puisque c'est celle du centenaire. 


La Une du jour est celle-ci :

Au menu cette semaine, donc :

- La concorde, l'union nationale ou l'alliance (tout sauf le front) occupe le cœur du journal cette semaine. Comment monter une alliance qui permette à François d'arriver au second tour en 2017 par un jeu d'ouverture. La concorde est le mot à la mode. Un mot un peu ancien mais efficace. Et la situation n'est pas brillante comme le résumé bien ce brillant dessin :



Le Canard a rempli sa mare des indiscrétions gouvernementales en page 2 comme d'hab. Il faut dire que la boîte à idées du gouvernement semble bien vide en ce moment. On notera avec délices le regret de ne pas avoir mis Bayrou comme ministre en 2012. Stupeur et tremblements.

- Le FN fidèle à sa devise "travail, famille, patrimoine"... Un classique très actuel, pour une famille très souvent bien (mal)traitée dans le journal et à propos, judicieusement, le Canard fait remarquer que si Marine Le Pen était empêchée de se présenter en 2017 pour des raisons judiciaires, c'est François qui serait le plus embêté, face à un candidat de droite "classique" forcément plus difficile à contrer. A moins que Marion s'y colle ?

- Des révélations "à la Canard" sur quelques dossiers : la guerre de tranchées police-gendarmerie pour les autopsies des victimes du 13 novembre, les dépenses somptuaires de M. Gallet à l'INA (un des chouchous de l'hebdomadaire qui avait révélé ses premières turpitudes) ou le dossier de la page 4 très fashion cette semaine. (Je ne vous dit pas tout, achetez le Canard).

- un petit entrefilet très attendu sur la mort de Madame Claude, le cassage de pipe de la dernière mère maquerelle parisienne. On sent poindre une légère émotion au Canard car ils en ont souvent parlé. A ce propos le journal lance un appel pour instaurer un état d'urgence sexuelle compte tenu des mauvais résultats des françaises dans une enquête sur le plaisir féminin. Indispensable. 

- Parmi les habitués du Canard, cette semaine il est dit du mal de Tapie et de son retour qui tourne déjà en eau de boudin, des nationalistes corses et des contrats douteux de BTP, des saoudiens, de Ségolène Royal, des restaurateurs et autres lobbies vinicoles. Du classique. Rien sur les buralistes cette fois, pourtant.

- Enfin on n'oubliera pas un album de la comtesse assez dur cette semaine (et dont le charmant logo à bien lorgner orne le bas de ce billet doux), ni la critique cinéma obligatoire de Star Wars, mais à la sauce canard, quoique celui-ci ait préféré le film sur l'Amazonie.


Vive la presse et les canards, ma foie !

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