lundi 3 juin 2013

Travail, famille, patron

Le gouvernement a dévoilé ses choix pour remettre à l'équilibre la politique familiale. Le point sensible était bien évidemment celui des allocations familiales. Fallait-il les réduire, les réduire pour les plus riches ou fallait-il trouver des économies ailleurs? Finalement le gouvernement a choisi de réduire les avantages liés au quotient familial.

Ca revient à augmenter les impôts des familles qui considéraient que le quotient familial faisait partie du mode de calcul de l'impôt, et ça revient à réduire une niche fiscale pour ceux qui considéraient comme telle cette réduction d'impôt. Entre diminuer des prestations, de manière égale ou pour les riches seulement, et augmenter les impôts, le gouvernement a donc tranché. La famille reste au coeur du système français, qu'elle soit catho, standard, recomposée, éclatée, monoparentale ou homoparentale. Ca fera moins de manifestations de poussettes dans les rues. Il faut dire que la France caracole en tête de la natalité européenne à 2,00 enfant par femme, au lieu de 1,35 et quelques pour les allemands par exemple. La politique familiale est donc un sujet sensible et stratégique en France avec le concept nébuleux d'universalité au coeur de notre système social, en théorie.

On n'a pas le droit de faire travailler les jeunes enfants en France, mais il va falloir trouver des recettes chez les riches. Pour les pauvres il y aura des compensations. Pour tous, il y aura 100 000 places de crèches en plus en 4 ans, ce qui devrait créer des emplois. Faites des bébés et toute l'économie en profite !



Ces affaires de familles sont importantes et ne servent pas uniquement à laver le linge sale. Au MEDEF, le conseil exécutif a créé ce jour la surprise dans la famille des patrons, en désignant vainqueur de ce vote "consultatif" le challenger au lieu du favori, Geoffroy Roux de Bézieux plutôt que Pierre Gattaz. Une seule voix d'écart. Il faudra attendre le 3 juillet pour le vote définitif. Mois de juin agité pour les patrons en perspective.

Et puis, on attend ce soir les résultats du premier tour de la primaire UMP à Paris. Encore une famille où tout le monde s'aime tendrement. Triche ou pas ? Chut, on n'a pas le droit d'en parler avant la fin du scrutin à 18h ce lundi.

Heureusement, il nous reste les anglais avec des familles exemplaires, dont celle-ci et qu'on se souvient tous du "c'est lundi, c'est ravioli" dans la famille Le Quesnoy...


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