mardi 13 septembre 2016

En cas de chaleur excessive, prenez du Sarkozy, la boisson glaçante

Il fait chaud encore aujourd'hui avant l'arrivée des orages. Certains parlent de chaleur étouffante. A Paris elle est moite et collante, humide et polluée comme d'habitude. Paris-Plages a été démonté et même si les voies sur berge sont inaccessibles, Paris n'est pas au bord de la mer. Pas de vent frais ou de brise marine (marine sans majuscule, hein ? on espère).

Provins non plus n'est pas au bord de la mer. L'ancienne cité médiévale dirigée par Peyrefitte pendant ses glorieuses années de main de fer a accueilli Sarkozy le croisé pour un de ses meetings de campagne (aux primaires pour le moment). Et un vent glacial est passé sur la France avec son discours sur 20minutes, sur le Huff Post ou même dans Le Figaro.

Je laisse les médias classiques relater ses propos, tellement ils sont idiots, violents et indignes. Car ce qui compte c'est le passage à la surmultipliée du héraut de la droite qui aimerait devenir son héros après avoir été son zéro (pardonnez ces jeux de mots faciles, mais avec lui la taille du cerveau réduit à vue d'oeil). Il a d'ailleurs marqué un point Godwin en faisant référence explicite aux nazis. Normalement on devrait donc arrêter de parler de lui et le traiter comme un troll... Normalement...

Cette manière d'outrer le débat et d'amener ses adversaires sur son terrain (ou plutôt celui de Marine) a beau être un classique de la stratégie depuis Sun Tzu et le Prince de Machiavel (PDF), elle n'en est pas moins détestable, compte tenu du contexte et du sujet. On a pu accuser Sarkozy de cliver le débat et les français. Ici, on est au-delà du responsable. Il se bat contre Juppé d'une part pour les primaires et contre François pour son bilan (lire cet article sur la prétendue alliance objective entre eux deux).

Alors, même si c'est difficile voire impossible, si on oubliait Sarkozy ? Comme un vulgaire troll... ou comme un mauvais ersatz d'une vieille série télé ?








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