vendredi 28 août 2026

Et si ce blog redevenait régulier jusqu'en juin 2027 ?

Ohlala !

Après avoir été quotidien entre 2012 et 2017 et un peu plus longtemps même, puis irrégulier, puis rare, pourquoi ne pas recommencer à être régulier ?

Hebdomadaire, ça me parait un bon rythme. Pas trop fatigant pour moi et pour vous. J'espère.

Il y a beaucoup de sujets possibles, naturellement, puisque l'actualité s'emballe de plus en plus, souvent de manière inutile d'ailleurs. Il y a une évidente augmentation du poids des réseaux sociaux et de leurs idiosyncrasies, sans parler des idiots qui commentent tout propos, à tout propos, sans parler d'une presse de plus en plus subjective. 

On peut penser à la situation internationale et à ses crises/guerres/manipulations, au changement climatique d'origine humaine en cours, à l'irruption un peu partout des IA génératives qui ne voient pas plus loin que le prochain mot, ou à une science qui est dévalorisée tous les jours par des influenceurs et experts auto-déclarés qui disent tout, mais aussi son contraire.

C'est vaste. Trop vaste.

Alors pourquoi ne pas se limiter à un seul sujet (qui en recoupe pas mal) : les élections présidentielles 2027 en France, suivies des élections législatives inéluctables.

Disons un billet tous les mardis pour faire le point sur ce qui s'est passé la semaine dernière - avec donc un peu de recul - et sur ce qui nous attend pendant la semaine à venir.

Ça peut paraître beaucoup, un billet par semaine, mais beaucoup d'observateurs s'attendent à de l'action, de coups tordus, des initiatives variées (et qu'on espère pas avariées). Je ne sais pas. Mais le meilleur moyen de le savoir, c'est d'essayer, non ?

Alors un premier billet, ici, mardi.

Pourquoi le mardi ? Parce que le 1er septembre tombe un mardi cette année... C'est la rentrée !

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Et pour vous mettre en appétit, la liste des candidats déclarés aujourd'hui : elle va évoluer, cette liste, en plus et en moins. On y reviendra. J'ai choisi l'ordre alphabétique.

Comme disait Don Rodrigue dans Le Cid de Corneille : 

"Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort - Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port."

Aujourd'hui on pourrait dire :

"Nous partîmes vingt-trois ; mais par un prompt renfort - Nous ne fûmes que deux au seuil du second tour."

  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)
  • François Asselineau (Union populaire républicaine)
  • Gabriel Attal (Renaissance)
  • Delphine Batho (Génération Écologie)
  • Xavier Bertrand (Nous France)
  • Karim Bouamrane (La France Humaine et Forte)
  • Juan Branco (Les Ruches)
  • Bernard Cazeneuve (La Convention)
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)
  • Clara Egger (Solution démocratique)
  • Raphaël Glucksmann (Place publique)
  • Jérôme Guedj (Parti socialiste)
  • Anasse Kazib (Révolution permanente)
  • Marine Le Pen (Rassemblement National)
  • David Lisnard (Nouvelle Énergie)
  • Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)
  • Antoine Mikolajczak (Équinoxe)
  • Édouard Philippe (Horizons)
  • Florian Philippot (Les Patriotes)
  • Bruno Retailleau (Les Républicains)
  • Ségolène Royal (Parti socialiste)
  • François Ruffin (Debout !)
  • Marine Tondelier (Les Écologistes)


lundi 3 août 2026

Loi sur l'IA dans l'UE : quelles conséquences pour le livre et la création ?

Depuis le 2 août 2026, une nouvelle loi de l'Union européenne (dont fait partie la France) est entrée en vigueur. Elle vise à protéger les citoyens contre des usages abusifs de l'IA et à minimiser les risques encourus face à la désinformation et aux manipulations.

Elle oblige les créateurs et utilisateurs d'IA, dans la plupart des cas, à déclarer cet usage pour que les lecteurs/visiteurs soient informés, notamment des possibilités de fausses informations, infox et autres joyeusetés si fréquentes aujourd'hui sur les réseaux sociaux.

La loi est applicable dès maintenant, mais les sites, producteurs et autres créateurs ont 4 mois pour apposer sur leurs productions les icônes prévues. Joyeux bordel en perspective.

Il y a des limitations et des exceptions (il y a toujours des exceptions, sauf exception à cette règle).

Parmi elles, les auteurs/éditeurs/diffuseurs noteront évidemment celles-ci :

Œuvres manifestement artistiques, créatives, satiriques, fictives et analogues

Lorsque de faux contenus profonds font partie d’une œuvre ou d’un programme manifestement artistique, créatif, satirique, fictif ou analogue, les obligations de transparence se limitent à la divulgation d’une manière appropriée qui n’entrave pas l’affichage ou la jouissance de l’œuvre.

Revue humaine ou contrôle éditorial pour le texte

L’obligation de divulgation ne s’applique pas lorsque le texte généré par l’IA a fait l’objet d’un processus de révision humaine ou de contrôle éditorial et qu’une personne physique ou morale assume la responsabilité éditoriale de la publication du contenu.

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Que les auteurs qui produisent à la chaîne des "contenus" appelés livres et vendus par milliers sur Amazon se rassurent donc. Ils pourront continuer à écrire et vendre ce qu'ils veulent sans avoir besoin d'apposer une étiquette "honteuse" sur leurs machins.

Pour les autres, il y a des solutions. Moi, par exemple, évidemment, puisque je n'utilise pas d'IA créative, j'ai choisi d'apposer sur mes livres le logo "FAIT (HU)MAIN" dont on trouve les détails ici. Cela englobe toutes sortes de créations : texte, image, vidéo, son et autres qui n'ont pas encore été inventés.

Cette actualité pose la question, déjà ancienne, du consentement implicite ou explicite, de l'opt-in ou de l'opt-out. En France, la CNIL oblige à l'opt-in, c'est-à-dire à ce que votre accord préalable soit explicitement donné avant de vous abonner à quelque chose ou de partager vos données personnelles. D'où les cases à cocher, que souvent on ne voit pas. L'opt-out, c'est le contraire : vous êtes abonné par défaut et vous devez entreprendre une action pour vous désabonner ou annuler. 

Par exemple, lorsque la CNIL a obligé les fournisseurs de courriels à vous demander votre accord explicite pour continuer à vous envoyer des "pixels invisibles", nous avons tous reçu des messages d'un peu partout, plus ou moins camouflés d'ailleurs selon les fournisseurs.

Le marketing, s'il créait les lois, aurait supprimé l'obligation de consentement préalable, naturellement. Mais le marketing ne crée pas les lois... enfin pas toujours, merci aux lobbies.

Dans le cas de l'IA, il y a donc plusieurs positions possibles :

- les fournisseurs de contenus créées en partie ou en totalité avec l'IA aimeraient que cela ne se sache pas (ce n'est pas vendeur), ils n'ont donc pas envie d'afficher l'icône de l'UE. Ils chercheront tous les contournements possibles pour satisfaire cette pulsion de pouvoir et de manipulation, et l'Internet est rempli de contournements et de déviations. Certains assumeront, en espérant qu'un jour cela soit même un avantage concurrentiel.

- les fournisseurs de contenus "créatifs" qui utilisent  l'IA de manière plus ou moins fondamentale, essayeront de se glisser dans les exceptions de la loi pour ne pas mettre d'icône non plus. Intéressant à suivre, notamment pour les médias établis qui en usent de plus en plus - je pense en particulier à la PQR et aux chaînes pure player.

- les militants de la création humaine qui revendiquent son importance essayeront de se différencier avec des badges comme "FAIT (HU)MAIN" ou d'autres du même acabit

Si vous n'êtes que lecteur qu'en pensez-vous ? In fine, c'est vous qui décidez, souvenez-vous.

Si vous êtes à la fois créateur et lecteur, qu'en pensez-vous ? Allez vous réfléchir ?

Si vous n'êtes que créateur, passez votre chemin, car amha on ne peut pas créer sans lire/voir/sentir/écouter/ressentir, mais c'est un autre débat. Ou alors on est juste une IA...

Quelques icônes, donc, à chercher un peu partout dans les mois qui viennent :



ou rien ?