Bon, si on parlait un peu de philo ? Il est encore trop tôt pour le Bac et sa fameuse épreuve de philosophie tant redoutée, mais il n'est pas trop tôt pour d'autres épreuves, bien plus difficiles. L'image ci-dessous nous montre le sujet (d'hier) de la composition de philo pour entrer à Normale Sup cette année. Six heures.
Six heures et un mot "Expliquer". C'est un peu sec, vous pensez ? Quelques explications :
- Ce concours est réputé comme le plus difficile de France (et certainement l'un des plus difficiles au monde) et l'un de ses principes est de déstabiliser ceux qui peuvent l'être tout en étant hyper-sélectif, bien au-delà d'autres concours plus tournés sur des compétences existantes.
- Le sujet s'inscrit dans le thème de l'année, histoire de le replacer dans son contexte. Or le thème de cette année était la science. Ce qui permet d'expliquer un peu mieux le mot expliquer.
- La philosophie est un ensemble de méthodes à appliquer à tout un tas d'objet ou à elle-même, comme ici. La philosophie ne doit reculer devant rien.
- Souvent les sujets de philosophie comprennent plusieurs mots qu'il faut commenter séparément ainsi que l'articulation entre eux. Avec un seul mot il s'agit donc de l'articulation avec soi-même. Et a priori en y réfléchissant bien il n'y a pas de difficulté majeure à ce sujet.
Je vous vois soupirer. Vous préférez prendre un café au soleil que d'avoir à rester six heures devant une feuille à remplir sur ce sujet. Je vous comprends. Mais ce sujet est remarquable, vraiment et au delà des humours désabusés de celles et ceux qui ne savent pas comment s'en dépêtrer. Explique, point. Expliquer un point c'est tout.
Expliquer c'est un art difficile, surtout en sciences. Pour mémoire, la philosophie est considérée comme une science aussi. Expliquer ce n'est pas trouver des causes, simplement. Tous les scientifiques savent qu'on ne peut expliquer sur le fond que dans certaines conditions : montrer qu'une théorie antérieure est fausse car un fait vint la contredire, comme disait Popper par exemple. On se voit bien écrire des heures sur le sujet, non ?
Expliquer, en tous cas, est un mot avec plusieurs avantages : il met dans l'ombre les doctrines où on n'a pas besoin d'expliquer, mais juste d'accepter : les terrorismes, les religions, les dogmes décrétés ; il met en plus au défi d'expliquer avec un adverbe derrière : clairement (ce qui se comprend bien s'énonce bien), complètement (est-ce possible ?), hypothétiquement (sur la base de conjectures fulgurantes). Expliquer pose enfin des questions de type journalistique, sans parler de vulgarisation : expliquer quoi, à qui, par qui, comment, quand (merci à Galilée), où ?
Le mot expliquer a beaucoup disparu du langage des médias et des politiques. Alors, vive les philosophes ! Et à l'ère des tweets, vive les sujets courts.
PS : ce jeudi se tient aussi aux USA la plus importante convention de l'année autour de Star Wars. Sauront-ils "expliquer" la force et les midi-chloriens ?
PPS : Pour ceux qui se demandent en quoi une calculatrice pourrait être utile pendant une épreuve de philo, je vous donne quatre heures, cela devait suffire pour l'expliquer !
Depuis le 8 mai 2017 et encore plus depuis la dissolution de 2024, un blog nouveau style
(du 6 mai 2012 au 7 mai 2017 ? le quinquennat de François Hollande au jour le jour) : International, France, politique, science, francophonie, et même du temps de cerveau disponible de temps en temps pour des nouvelles
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vendredi 17 avril 2015
jeudi 16 avril 2015
Harcèlement sexiste et #plutôtsympa
Bizarre ce titre... et pourtant.
Pour ceux qui ont raté un épisode, il s’agit du harcèlement des femmes par les hommes, dans la rue ou dans les transports en commun principalement. Le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes vient de rendre un premier rapport/avis sur ce phénomène dans les transports (pdf ici).
Avec une conclusion imparable : 100% des femmes ont été harcelées ou pire victimes de violences sexuelles au moins une fois dans leur vie, beaucoup pendant qu’elles étaient mineures. Une réalité difficile à entendre et à comprendre pour les hommes qui ne veulent pas admettre de tels comportements.
Dans le même temps, une femme habituée de propos machistes contre les femmes, Sophie de Menthon, s’est fendue d’un tweet dans lequel elle trouve que se faire siffler dans la rue est plutôt sympa... Ce qui a déclenché a contrario une campagne de tweets avec le hashtag #plutôtsympa pour justement dénoncer toutes les formes de harcèlement sexiste. Et non, je ne la harcèlerai pas en disant que cela ne doit plus lui arriver souvent...
C’est un sujet délicat à aborder sereinement. Suivant le moment où vous êtes, homme et femme, et suivant celles et ceux qui vous entourent, chacun va en parler de manière différente. Avec un grand sérieux docte, avec un militantisme énervé, avec un sourire narquois ou avec une violence assumée.
Un collectif, Stop Harcèlement de Rue, a intelligemment détourné une affiche de la RATP pour alerter sur cette question. Ils publient également des conseils de bon sens. A lire.
Evidemment, tous ceux qui ont été agressés ou témoins d’une agression - même d’un vol - savent que le coupable « professionnel » va toujours adopter la même attitude : insulter la victime en parlant très fort (mais pour qui elle se prend, la folle...) intimider en bougeant et partir en gueulant. La plupart des témoins n’ayant rien remarqué avant, ou n’ayant rien voulu remarquer c’est pareil, risquent alors de se ranger du côté de celui qui gueule le plus, l’agresseur. C’est un cas classique enseigné dans toutes les bonnes écoles de pickpockets et autres truands. Le problème n’est pas tant les « professionnels » mais le tout-venant, l’usager normal qui se croit plus fort que les autres... et qui aura du mal à supporter la honte du regard des autres après un tel esclandre.
Agir comment, alors ? Par une attitude de chacun à chaque instant, et je m’adresse plus particulièrement aux hommes, tentés par ça ou témoins ? Par des actions publiques portées par le gouvernement (et ses femmes ministres), et lesquelles ? Par l’humour, par le mépris, par le ridicule ? Par le théâtre dans Polyeucte, Acte I, scène 1 « Et le désir s’accroît quand l’effet se recule » ?
Certains essayent l’amalgame en assimilant ces pratiques de harcèlement à la drague classique qui avance ou pas selon un accord qui se forme progressivement entre les deux parties. Il y a pourtant une différence, mais pas toujours. Je me souviens d’avoir vu un reportage il y a quelques années à la télé sur « comment draguer à Paris aux beaux jours ? » Il y avait une interview d’un mec qui décrivait sa technique à une journaliste : il parcourait les Champs-Elysées et demandait à toutes les femmes seules « voulez-vous coucher avec moi ? ». La journaliste s’était émue et avait dit un truc du genre « Ah ben dis donc. Mais ça ne doit pas marcher votre technique ». Et le mec avait répondu « Détrompez-vous. Ca marche une fois sur cent. Ca me suffit ! »... Et ça avait scotché la journaliste. Il est pourtant clair qu’on était ici dans une technique de harcèlement, pas dans de la drague. Non ?
Pour ceux qui ont raté un épisode, il s’agit du harcèlement des femmes par les hommes, dans la rue ou dans les transports en commun principalement. Le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes vient de rendre un premier rapport/avis sur ce phénomène dans les transports (pdf ici).
Avec une conclusion imparable : 100% des femmes ont été harcelées ou pire victimes de violences sexuelles au moins une fois dans leur vie, beaucoup pendant qu’elles étaient mineures. Une réalité difficile à entendre et à comprendre pour les hommes qui ne veulent pas admettre de tels comportements.
Dans le même temps, une femme habituée de propos machistes contre les femmes, Sophie de Menthon, s’est fendue d’un tweet dans lequel elle trouve que se faire siffler dans la rue est plutôt sympa... Ce qui a déclenché a contrario une campagne de tweets avec le hashtag #plutôtsympa pour justement dénoncer toutes les formes de harcèlement sexiste. Et non, je ne la harcèlerai pas en disant que cela ne doit plus lui arriver souvent...
C’est un sujet délicat à aborder sereinement. Suivant le moment où vous êtes, homme et femme, et suivant celles et ceux qui vous entourent, chacun va en parler de manière différente. Avec un grand sérieux docte, avec un militantisme énervé, avec un sourire narquois ou avec une violence assumée.
Evidemment, tous ceux qui ont été agressés ou témoins d’une agression - même d’un vol - savent que le coupable « professionnel » va toujours adopter la même attitude : insulter la victime en parlant très fort (mais pour qui elle se prend, la folle...) intimider en bougeant et partir en gueulant. La plupart des témoins n’ayant rien remarqué avant, ou n’ayant rien voulu remarquer c’est pareil, risquent alors de se ranger du côté de celui qui gueule le plus, l’agresseur. C’est un cas classique enseigné dans toutes les bonnes écoles de pickpockets et autres truands. Le problème n’est pas tant les « professionnels » mais le tout-venant, l’usager normal qui se croit plus fort que les autres... et qui aura du mal à supporter la honte du regard des autres après un tel esclandre.
Agir comment, alors ? Par une attitude de chacun à chaque instant, et je m’adresse plus particulièrement aux hommes, tentés par ça ou témoins ? Par des actions publiques portées par le gouvernement (et ses femmes ministres), et lesquelles ? Par l’humour, par le mépris, par le ridicule ? Par le théâtre dans Polyeucte, Acte I, scène 1 « Et le désir s’accroît quand l’effet se recule » ?
Certains essayent l’amalgame en assimilant ces pratiques de harcèlement à la drague classique qui avance ou pas selon un accord qui se forme progressivement entre les deux parties. Il y a pourtant une différence, mais pas toujours. Je me souviens d’avoir vu un reportage il y a quelques années à la télé sur « comment draguer à Paris aux beaux jours ? » Il y avait une interview d’un mec qui décrivait sa technique à une journaliste : il parcourait les Champs-Elysées et demandait à toutes les femmes seules « voulez-vous coucher avec moi ? ». La journaliste s’était émue et avait dit un truc du genre « Ah ben dis donc. Mais ça ne doit pas marcher votre technique ». Et le mec avait répondu « Détrompez-vous. Ca marche une fois sur cent. Ca me suffit ! »... Et ça avait scotché la journaliste. Il est pourtant clair qu’on était ici dans une technique de harcèlement, pas dans de la drague. Non ?
mercredi 15 avril 2015
François Finlande et l'Alsacienne de constructions atomiques, de télécommunications et d'électroniques
Nokia rachète donc Alcatel-Lucent. Le siège sera en Finlande et le groupe dirigé par des finlandais.
Cela nous laisse deux géants européens en Europe, un en Finlande et l'autre en Suède (Ericsson), pour essayer de contrer les géants asiatiques et américains. C'est donc une grande victoirepour la France tout court. Et l'Europe... Il est vrai que dans la liste des pays membres de l'Union européenne, la France est entre la Finlande et... la Grèce.
Alcatel a eu une vie agitée, à coups de rachats, de fusions, de plans sociaux et d'errements stratégiques. Nationalisée en 1983 par un autre François dans le cadre de la CGE, Alcatel s'appelait à l'origine l'Alsacienne de constructions atomiques, de télécommunications et d'électroniques. C'est l'époque des fusions pour les régions et aussi les multinationales. L'Alsace aussi.
La France perd donc définitivement l'un de ses fleurons, même si plusieurs milliers de salariés y travaillent, notamment dans des centres de recherche. C'est d'une logique imparable : la recherche en France, les brevets en Finlande et les usines ailleurs. C'est ce qu'on appelle une grande vision industrielle stratégique, pour un pays - la France - qui n'a plus les moyens de ses ambitions passées et qui essaye quand même de faire croire qu'elle peut développer sur son territoire des géants internationaux.
Quand on parle de la France numérique et de ses startups (destinées à grossir ou à se faire racheter par des grands groupes) on imagine un avenir doré. La signature de pas mal des acteurs du numérique contre la loi sur le renseignement - dont on a parlé lundi - est révélatrice d'un malaise entre industriels, fournisseurs de services et Etat, dans des dossiers pourtant stratégiques pour l'avenir. Un environnement favorable eu développement, c'est une alchimie délicate et en perpétuel déséquilibre. Un environnement qui ne se décrète pas, mais qui se courait par touches. Ou se déconstruit.
On saluera donc cette grande victoire du court terme sur le long terme : Le gouvernement s'intéresse plus à la protection de quelques milliers d'emplois en France qu'à un aménagement du territoire et de l'environnement numérique. Est-il au courant que le nouveau Nokia a déjà annoncé plus de 900 millions d'euros d'économies grâce aux synergies ? Vous avez dit synergies ? on pourrait dire économies d'échelles, restructurations, ajustements structurels, consolidation, licenciements, restructurations. Chez l'intrus dans l'énumération précédente...
Cela nous laisse deux géants européens en Europe, un en Finlande et l'autre en Suède (Ericsson), pour essayer de contrer les géants asiatiques et américains. C'est donc une grande victoire
Alcatel a eu une vie agitée, à coups de rachats, de fusions, de plans sociaux et d'errements stratégiques. Nationalisée en 1983 par un autre François dans le cadre de la CGE, Alcatel s'appelait à l'origine l'Alsacienne de constructions atomiques, de télécommunications et d'électroniques. C'est l'époque des fusions pour les régions et aussi les multinationales. L'Alsace aussi.
La France perd donc définitivement l'un de ses fleurons, même si plusieurs milliers de salariés y travaillent, notamment dans des centres de recherche. C'est d'une logique imparable : la recherche en France, les brevets en Finlande et les usines ailleurs. C'est ce qu'on appelle une grande vision industrielle stratégique, pour un pays - la France - qui n'a plus les moyens de ses ambitions passées et qui essaye quand même de faire croire qu'elle peut développer sur son territoire des géants internationaux.
Quand on parle de la France numérique et de ses startups (destinées à grossir ou à se faire racheter par des grands groupes) on imagine un avenir doré. La signature de pas mal des acteurs du numérique contre la loi sur le renseignement - dont on a parlé lundi - est révélatrice d'un malaise entre industriels, fournisseurs de services et Etat, dans des dossiers pourtant stratégiques pour l'avenir. Un environnement favorable eu développement, c'est une alchimie délicate et en perpétuel déséquilibre. Un environnement qui ne se décrète pas, mais qui se courait par touches. Ou se déconstruit.
On saluera donc cette grande victoire du court terme sur le long terme : Le gouvernement s'intéresse plus à la protection de quelques milliers d'emplois en France qu'à un aménagement du territoire et de l'environnement numérique. Est-il au courant que le nouveau Nokia a déjà annoncé plus de 900 millions d'euros d'économies grâce aux synergies ? Vous avez dit synergies ? on pourrait dire économies d'échelles, restructurations, ajustements structurels, consolidation, licenciements, restructurations. Chez l'intrus dans l'énumération précédente...
mardi 14 avril 2015
Paris calculés
Grande semaine pour Paris (et je ne parle pas de le récupération pour ceux qui ont couru son marathon dimanche).
Lundi, Anne Hidalgo a emporté avec une majorité écrasante le vote pour que Paris soit candidate aux JO de 2024. Ces JO sont promis à l'Europe et il y aura une belle bataille avec les allemands et les italiens au moins. Décision en 2017. Le gouvernement soutient et la communauté sportive aussi, derrière M. Lapasset. Après 2012 et le vol du bourdon anglais, c'est une affaire à suivre, surtout dans les détails : quel aménagements, où sera la grande piscine, etc. On remarquera juste une question de leadership. Alors que le projet 2012 était porté par la ville et son maire, le projet 2024 sera a priori porté par le mouvement sportif - avec le soutien de la ville. Anne Hidalgo appréciera... Mais on est ici dans un jeu préparatoire de chaises musicales. Ce qui compte c'est d'avoir des voix fortes et un bon lobbying arrière.
La candidature de Paris pour la grande exposition universelle de 2025 est également confirmée chaque jour. Plus personne n'est gêné par la presque concomitance des deux projets. Au contraire, ils se renforcent l'un l'autre, histoire de donner un coup de fouet à la région. Construire de l'éphémère, le recycler pour d'autres événements ou le transformer en élément durable du paysage urbain, c'est un sacré problème.
Aujourd'hui en plus, le premier ministre, également très présent dans la région - à partir d'Evry - a annoncé les mesures arbitrées pour le Grand Paris. Quelques nouvelles mesures, en plus de celles dévoilées depuis des mois, et avant les grandes tractations au sein de la région (qui risque de changer de main en décembre lors des élections régionales prévues les 6 et 13. Parmi ces nouvelles mesures, l'annonce du renforcement des autoroutes dans la région, en plus des mesures connues sur les transports collectifs. Ca va plaire aux Verts ça ! C'est aussi reconnaître que la voiture est incontournable, tant qu'il y a du carburant pour les faire avancer.
Paris vu comme un moteur de la croissance et de l'emploi, dans le bâtiment et les services autour donc. Sachant qu'il n'y aura bientôt plus que 13 capitales régionales en France et que les batailles sont rudes en Normandie ou en Midi-Pyrénées par exemple, c'est un exemple à suivre pour les nouvelles régions, histoire d'attirer des partenaires frontaliers plus importants.
Heureusement pendant ce temps, certains continuent à s'occuper de choses essentielles. Sarkozy s'occupe de remplacer UMP par "Les Républicains", histoire de faire oublier Bygmalion. Un coup qui a déjà marché par le passé. Les français seront-ils encore aussi cons, ou ont-ils appris quelque chose ? Pourquoi ne pas appeler son parti les RépuByglicains ? ou simplement LR, comme une ligue républicaine dans les années 20 ? Il ne peut pas choisir l'éléphant comme symbole, ça ferait trop américain et les socialistes ont préempté le symbole... Au FN c'est plus simple, bientôt il y aura le parti Bleu Marine, le parti Bleu Marion et le parti Bleu Jean-Marie, en attendant la génération suivante et en espérant que cela soit aussi des filles.
Lundi, Anne Hidalgo a emporté avec une majorité écrasante le vote pour que Paris soit candidate aux JO de 2024. Ces JO sont promis à l'Europe et il y aura une belle bataille avec les allemands et les italiens au moins. Décision en 2017. Le gouvernement soutient et la communauté sportive aussi, derrière M. Lapasset. Après 2012 et le vol du bourdon anglais, c'est une affaire à suivre, surtout dans les détails : quel aménagements, où sera la grande piscine, etc. On remarquera juste une question de leadership. Alors que le projet 2012 était porté par la ville et son maire, le projet 2024 sera a priori porté par le mouvement sportif - avec le soutien de la ville. Anne Hidalgo appréciera... Mais on est ici dans un jeu préparatoire de chaises musicales. Ce qui compte c'est d'avoir des voix fortes et un bon lobbying arrière.
Une des raisons pour lesquelles Paris n'a pas eu les JO de 2012 : la piste était trop longue
La candidature de Paris pour la grande exposition universelle de 2025 est également confirmée chaque jour. Plus personne n'est gêné par la presque concomitance des deux projets. Au contraire, ils se renforcent l'un l'autre, histoire de donner un coup de fouet à la région. Construire de l'éphémère, le recycler pour d'autres événements ou le transformer en élément durable du paysage urbain, c'est un sacré problème.
Aujourd'hui en plus, le premier ministre, également très présent dans la région - à partir d'Evry - a annoncé les mesures arbitrées pour le Grand Paris. Quelques nouvelles mesures, en plus de celles dévoilées depuis des mois, et avant les grandes tractations au sein de la région (qui risque de changer de main en décembre lors des élections régionales prévues les 6 et 13. Parmi ces nouvelles mesures, l'annonce du renforcement des autoroutes dans la région, en plus des mesures connues sur les transports collectifs. Ca va plaire aux Verts ça ! C'est aussi reconnaître que la voiture est incontournable, tant qu'il y a du carburant pour les faire avancer.
Paris vu comme un moteur de la croissance et de l'emploi, dans le bâtiment et les services autour donc. Sachant qu'il n'y aura bientôt plus que 13 capitales régionales en France et que les batailles sont rudes en Normandie ou en Midi-Pyrénées par exemple, c'est un exemple à suivre pour les nouvelles régions, histoire d'attirer des partenaires frontaliers plus importants.
Heureusement pendant ce temps, certains continuent à s'occuper de choses essentielles. Sarkozy s'occupe de remplacer UMP par "Les Républicains", histoire de faire oublier Bygmalion. Un coup qui a déjà marché par le passé. Les français seront-ils encore aussi cons, ou ont-ils appris quelque chose ? Pourquoi ne pas appeler son parti les RépuByglicains ? ou simplement LR, comme une ligue républicaine dans les années 20 ? Il ne peut pas choisir l'éléphant comme symbole, ça ferait trop américain et les socialistes ont préempté le symbole... Au FN c'est plus simple, bientôt il y aura le parti Bleu Marine, le parti Bleu Marion et le parti Bleu Jean-Marie, en attendant la génération suivante et en espérant que cela soit aussi des filles.
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