La guerre ? Laquelle ?
En Afrique, on attend le discours de François devant le parlement marocain, car François y est pour deux jours en visite officielle, après avoir déjà rendu visite à l'Algérie fin 2012. Ce discours devrait entre autres lui permettre de parle du Mali et d'autres guerres, comme en Syrie, même si elles sont civiles pour l'instant. On devrait revenir demain sur ce discours, s'il tient ses promesses et alors que la tête de François est certainement tournée vers l'affaire d'Etat en cours en France, après son intervention enregistrée à la va-vite pour condamner le coupable.
Ici, on parlera un peu de la Corée ... du Nord (ou plutôt de la République populaire démocratique de Corée, n'hésitons pas sur la quantité de mots), dont la devise est "Un pays puissant et prospère". Ni prospère, ni puissant en fait. Pas encore en tous cas. Un pays dont le revenu par habitant est juste en-dessous du seuil de pauvreté.
Article ce matin ici.
L'Etat major de la Corée du Nord a donc annoncé ce matin que l'opération impitoyable contre les USA avait été ratifiée définitivement et qu'une guerre pourrait éclater aujourd'hui ou demain. Oui, ils ont dit aujourd'hui ou demain. Pas "Aujourd'hui peut-être, ou alors demain..." comme on dit dans le midi quand il fait trop chaud ! Le 15 avril est une date anniversaire importante en Corée du Nord.
Le petit monde diplomatique s'alarme et pousse ceux qui ont de l'influence à agir. La Chine revient ainsi sur le devant de la scène internationale, car la Corée du Nord est un de ses alliés et lui sert de tampon protecteur par rapport à l'Occident représenté par la Corée du Sud et le Japon, grands alliés des USA. La Chine donc appelle à la retenue ! C'est une première. Le petit monde militaire prend ses dispositions et déploie ses missiles, anti-missiles et anti-anti-missiles. Entre Docteur Folamour et crise des missiles à Cuba, on se sent en plein retour dans la guerre froide des années 60. Sauf qu'on est cinquante ans plus tard...
Les médias ne s'alarment pas outre mesure de ces menaces. Peu d'articles ont repris cette dépêche AFP à l'occasion de la visite du Secrétaire général de l'ONU à Monaco. Monaco ??? Les médias français rongent encore l'os Cahuzac et de toutes façons ne croient pas à une escalade. Il est vrai que la Corée du Nord nous a habitués à des effets de manche. Mais il est vrai aussi que c'est la première crise qu'affronte son jeune et nouveau leader. Une escalade, ça se maîtrise ou on tombe. Alors que faut-il souhaiter ? Pas de guerre ni de morts mais une solution durable et pacifique ? Une Corée du Nord isolée et tant pis pour son peuple, ou une Corée participant au concert des Nations et pas uniquement en jouant du triangle ? La victoire en interne de l'aile dure des généraux ou du jeune dirigeant et de sa femme ? Un bizutage pour sa première année de pouvoir ? Une montée en puissance encore plus forte de la Chine face aux USA sous le regard absent de l'Europe (ou de la France) qui ne peut absolument rien ? Ou une guerre sale et longue ?
De temps en temps, il faut aussi s'intéresser à ce qui se passe ailleurs que dans les VII° et VIII° arrondissements de Paris.
Depuis le 8 mai 2017 et encore plus depuis la dissolution de 2024, un blog nouveau style
(du 6 mai 2012 au 7 mai 2017 ? le quinquennat de François Hollande au jour le jour) : International, France, politique, science, francophonie, et même du temps de cerveau disponible de temps en temps pour des nouvelles
Lire le billet du jour
jeudi 4 avril 2013
mercredi 3 avril 2013
Cahuzac, une affaire d'Etat ? Vous avez une heure...
Examen d'instruction civique en classe de Première.
Sujet : "Cahuzac, une affaire d'Etat ?"
Vous avez une heure et vous ne pouvez consulter aucun document ou site internet.
Plan suggéré en 3 parties : Introduction, thèse, antithèse, synthèse et conclusion.Il est interdit de tricher.
Vous avez deux heures.
L'actualité en France a basculé lundi 3 avril dans une autre dimension. La petite affaire Jérôme Cahuzac, encore responsable des contrôles fiscaux il y a quelques jours, et lui même soupçonné de fraude fiscale a brusquement dérapé lorsque l'ex-ministre a finalement annoncé qu'il était coupable. Au-delà de l'événement qui continue à se dérouler sous nos yeux en temps réel et sans préjuger des péripéties, rebondissements et suites qui ne manqueront pas de s'enchaîner à grande vitesse dans les jours prochains, il est important de se demander si l'affaire Cahuzac est une affaire d'Etat ou non.
Des affaires d'Etat en France, il n'y en a pas souvent. Elles ont toutes été importantes pour faire avancer certains points de notre démocratie, en ce qui concerne l'indépendance de la justice, le contrôle des polices parallèles ou la répartition des pouvoirs entre exécutif et législatif. Alors, quels sont les signes qui pourraient nous faire penser qu'il s'agit d'une affaire d'Etat ? Le plus important a priori est la négation du poids de la parole publique, de la part d'un des ministres les plus brillants, les plus en vue et avec le plus d'avenir. Ce personnage a menti devant tous pendant des mois, depuis que l'affaire a été épinglée par l'un des médias indépendants qui existent en France. On a usé de cette affaire au début pour mépriser ce type de presse, en en faisant l'amalgame avec une presse de faux détectives à sensation. On a donc nié la liberté de la presse, une de nos libertés fondamentales, garantie par l'Etat au sens le plus noble. Ce personnage a menti devant tous les grands corps de l'Etat, du Président lui-même, au Gouvernement dans son ensemble, à la représentation nationale en jurant qu'il disait la vérité et rien que la vérité. La parole publique est précieuse car elle traduit normalement la volonté des citoyens-électeurs et ne doit pas être mise au service d'intérêts privés, au risque de tomber dans un Etat corrompu. Nier cela, c'est instiller le poison de la méfiance partout, même aux endroits honnêtes, et il y en a beaucoup, un peu partout. La confiance est longue à construire et rapide à détruire. Or l'Etat a besoin de la confiance du peuple qu'il administre. Un Etat sans confiance n'est plus qu'un proto-Etat ou un Etat dégénéré. En détruisant l'Etat on crée les conditions pour qu'un Etat différent se mette en place. C'est donc une affaire d'Etat.
On remarque pourtant une gêne dans le monde politique. Une affaire comme une autre, triste et grave certainement, désolante même, mais qui sera oubliée dans quelques jours ou semaines, comme les autres affaires qui rebondissent de temps en temps, du financement des campagnes présidentielles aux soupçons de conflits d'intérêt. Les femmes et les hommes politiques sont habitués à ce genre d'affaire, qu'ils voient passer silencieusement tels des
L'importance de l'affaire, Etat ou non, marque donc un clivage profond. Maintenant que l'affaire existe, ces clivages vont se développer et traverser toutes les différentes tribus d'acteurs. En mettant l'affaire au plus haut, une affaire d'Etat, ou en la traitant comme la dernière affaire en date sur une liste qui n'est pas près de s'arrêter, on marque en fait dans les déclarations des envies différentes d'Etat. Au coeur de la bataille présidentielle de 2012, la conception de l'Etat et de sa gouvernance, comme diraient les américains, a clivé les camps. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'une bataille droite-gauche ou entre deux personnalités très différentes dans leur manière de diriger un pays et un Etat justement. L'affaire Cahuzac est la première pierre lancée contre ce mur simpliste. En éclatant en mille morceaux et en rebondissant sur d'autres murs, cette pierre fait des petits. En ayant pour conséquence un Etat qui demain sera forcément différent de l'Etat d'aujourd'hui, ne serait-ce que par sa tolérance diminuée pour les travers français classiques, cette affaire aura des effets de seuil importants dans plusieurs domaines. Le rasoir d'Occam qui guidera dans les prochaines semaines les décisions de l'Etat et sur l'Etat peut pencher de plusieurs côtés. L'affaire Cahuzac a changé les probabilités, même si l'affaire elle-même sera oubliée rapidement. On dira longtemps "Encore un Cahuzac" pour parler d'un politique cynique et menteur. On scrutera longtemps les décisions de François sur l'Etat et sa moralisation à l'aune de cette affaire. Les premières mesures annoncées sentent d'ailleurs le réchauffé et l'improvisé.
Puisqu'il faut une réponse à la question, je pense que la réponse est oui, absolument. Tout autre réponse est un déni de réalité. Autant affronter la réalité, surtout quand on est un Etat fragilisé par une crise financière et économique qui n'est pas finie. Affaire d'Etat, donc. Ce qui appelle des réponses d'Etat, des hommes et femmes d'Etat. Ce n'est pas à un élève de première de donner des conseils ou des leçons à l'Etat ou à ses dirigeants. Mais il est bon d'écouter, surtout ceux qui n'ont rien à gagner à instrumentaliser un débat à leur profit ou à tricher, comme le demande le sujet de cette dissertation.
Note et commentaire du professeur, Monsieur Jérôme C. : 2 / 20, Hors sujet
mardi 2 avril 2013
La politique, balle au pied
Allez, un peu de foot aujourd'hui, après un week-end de chocolat et qui s'est terminé par des blagues un peu partout, pas aussi drôles que sur ce blog évidemment, mais quand même, félicitons les auteurs de blagues qui savent garder du recul par rapport à une situation tendue. Le jour des fous est nécessaire et ceux qui s'en moquent ont un sens interdit de l'humour plutôt mal placé.
Le politique, l'argent et le sport ont toujours fait bon ménage, au moins depuis les romains et leur "donnez-leur du pain et des jeux". A ne pas confondre avec la religion qui n'est que "l'opium du peuple".
Sur le foot aujourd'hui quelques nouvelles :
- Rencontre aller entre le PSG et le Barça évidemment au Parc des Princes, à guichets fermés évidemment avec un gros trafic de billets revendus au noir jusqu'à plus de 1000 euros, tout ça pour voir Messi et les autres stars. Remarquez, j'aurais bien emmené mon fils, mais, snif, impossible d'avoir des billets pour les gens normaux. Dommage, j'aurais blogué en direct du Parc, la clâââsse...
C'est le genre de rencontres que s'arrachent les fans évidemment mais aussi les sponsors, les télés, les médias.
- On sait que le Qatar va gagner ce soir car il finance largement les deux clubs et gagnera de toutes façons. Le Qatar a choisi le foot pour exister à l'international, tant mieux pour eux. Ils ont fait de bons choix en plus. En possédant un club et en étant la principale fondation pour l'autre, les dirigeants Qatari ont une belle soirée devant eux. Si vous avez accès à une télé payante pour regarder le match, regardez bien qui est dans la tribune officielle. Ca vaudra le coup d'oeil. Les palaces parisiens doivent être pleins !
- Suite à l'interview de François sur la taxe à 75% qui disparait et qui serait remplacée par une taxe pour les entreprises qui versent des salaires supérieurs à un million d'euros, le monde du foot s'était ému dès vendredi saint. Le Premier ministre a confirmé aujourd'hui qu'ils avaient raison de s'émouvoir car justement les clubs de foot seraient concernés également, s'il s'agissait bien de salaires. Grosse agitation à venir bientôt et moment bien mal choisi, encore une fois, par le gouvernement pour communiquer là-dessus alors que rien n'est définitif et à la veille d'un tel match, et au moment où le PSG par exemple annonce qu'il aimerait bien garder David Beckham un an de plus... Il est temps que la communication gouvernementale se réorganise !
- Tout ça alors même que la France redevient 5° au classement de l'UEFA (en ayant doublé le Portugal) ... grâce au bon comportement de ses clubs justement. De quoi doucher quelques millions de supporters qui se sentaient des ailes.
- Bon timing également pour la visite officielle de François au Maroc demain et après-demain (on y reviendra) qui force un match international important de foot à se dérouler dans un petit stade de la lointaine banlieue, mécontentant ainsi de nombreux supporters. C'est une anecdote, mais la politique est pleine d'anecdotes de ce genre. Entre le dicton "les chiens aboient et la caravane (présidentielle) passe" et le "panem et circenses" romain, il y a de la marge pour un homme politique.
Et dire que François est un ardent supporter de foot. Il a peut-être oublié ?
Le politique, l'argent et le sport ont toujours fait bon ménage, au moins depuis les romains et leur "donnez-leur du pain et des jeux". A ne pas confondre avec la religion qui n'est que "l'opium du peuple".
Sur le foot aujourd'hui quelques nouvelles :
- Rencontre aller entre le PSG et le Barça évidemment au Parc des Princes, à guichets fermés évidemment avec un gros trafic de billets revendus au noir jusqu'à plus de 1000 euros, tout ça pour voir Messi et les autres stars. Remarquez, j'aurais bien emmené mon fils, mais, snif, impossible d'avoir des billets pour les gens normaux. Dommage, j'aurais blogué en direct du Parc, la clâââsse...
C'est le genre de rencontres que s'arrachent les fans évidemment mais aussi les sponsors, les télés, les médias.
- On sait que le Qatar va gagner ce soir car il finance largement les deux clubs et gagnera de toutes façons. Le Qatar a choisi le foot pour exister à l'international, tant mieux pour eux. Ils ont fait de bons choix en plus. En possédant un club et en étant la principale fondation pour l'autre, les dirigeants Qatari ont une belle soirée devant eux. Si vous avez accès à une télé payante pour regarder le match, regardez bien qui est dans la tribune officielle. Ca vaudra le coup d'oeil. Les palaces parisiens doivent être pleins !
- Suite à l'interview de François sur la taxe à 75% qui disparait et qui serait remplacée par une taxe pour les entreprises qui versent des salaires supérieurs à un million d'euros, le monde du foot s'était ému dès vendredi saint. Le Premier ministre a confirmé aujourd'hui qu'ils avaient raison de s'émouvoir car justement les clubs de foot seraient concernés également, s'il s'agissait bien de salaires. Grosse agitation à venir bientôt et moment bien mal choisi, encore une fois, par le gouvernement pour communiquer là-dessus alors que rien n'est définitif et à la veille d'un tel match, et au moment où le PSG par exemple annonce qu'il aimerait bien garder David Beckham un an de plus... Il est temps que la communication gouvernementale se réorganise !
- Tout ça alors même que la France redevient 5° au classement de l'UEFA (en ayant doublé le Portugal) ... grâce au bon comportement de ses clubs justement. De quoi doucher quelques millions de supporters qui se sentaient des ailes.
- Bon timing également pour la visite officielle de François au Maroc demain et après-demain (on y reviendra) qui force un match international important de foot à se dérouler dans un petit stade de la lointaine banlieue, mécontentant ainsi de nombreux supporters. C'est une anecdote, mais la politique est pleine d'anecdotes de ce genre. Entre le dicton "les chiens aboient et la caravane (présidentielle) passe" et le "panem et circenses" romain, il y a de la marge pour un homme politique.
Et dire que François est un ardent supporter de foot. Il a peut-être oublié ?
lundi 1 avril 2013
L'heure c'est l'heure
Je retransmets ici la dépêche que vous connaissez certainement tous, puisque les médias ne parlent que de cela depuis ce matin. Ce n'est pas mon habitude de répéter simplement des nouvelles, mais l'événement est de taille et occulte tous les autres.
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L'homme qui a volé une heure dans la nuit de samedi à dimanche a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi, à la frontière belge qu'il tentait de passer en vélo comme si de rien n'était. C'est grâce à la vigilance du brigadier-chef F. Chypse que ce héros a été alerté par la trajectoire erratique du cycliste sus-mentionné, alors que lui-même rentrait de chez sa tante sur une trajectoire improbable. Après le choc frontal qui les a étourdi tous les deux, notre fleuron de la police des douanes a remarqué une fuite de secondes sur le sol, qui est vite devenu un torrent de minutes. Réagissant au quart de tour et plus vite que le contrevenant, notre futur chevalier de la légion d'honneur a tout fourré dans sa gibecière qu'il avait là par hasard, puis pris l'homme au collet avant de le ramener au poste de police.
Avant que la nuit soit écoulée, Interpol était prévenue et avait interrogé l'homme dont le nom reste à cette heure inconnu. La police scientifique est arrivée très vite sur les lieux mais il n'a pas été possible de réparer la fuite horoactive tout de suite et la situation reste en l'état pour le moment. On attend une déclaration du président dans la journée, car la situation est grave.
Mise à jour : L'institut Mac Roe, spécialiste des questions de relevé de compteurs horodatés dans la rue, révèle ce matin que la situation ne pourra pas être rétablie partout avant six mois et que nous allons devoir nous satisfaire de cette situation absolument inédite. Certaines des minutes qui se sont écoulées étaient en Belgique, certaines étaient en France et le taux de conversion étant différent, certaines horloges seront à jour et pas d'autres. Il semble également, comme le veut la sagesse populaire, qu'une de perdue et dix de retrouvées. Pendant six moins nous devrons donc nous habituer à des rendez-vous flous, à plus ou moins quelques heures, sans jamais savoir si nos correspondants partagent la même heure que nous.
Nouvelle mise à jour : Le président de la RATP, Monsieur K. A. Paische, s'est félicité de l'étalement automatique des heures de pointe dans les transports franciliens et de l'impossibilité de savoir si les trains et les bus seraient en retard. Seuls les trains avec plus de 10 heures de retard seraient dorénavant considérés comme en anomalie. Par ailleurs, Madame Gaippe, présidente des industrie du luxe, a rappelé que "le temps c'est de l'argent" et qu'il serait taon que le gouvernement fasse quelque chose. Le gouvernement se tait car il cherche encore à cette heure à se réunir au complet.
--------
Chères lectrices et chers lecteurs, je vous prie donc par avance de bien vouloir m'excuser si, de temps en temps, mes billets sur ce blog sont un peu en retard ou en avance pendant cette période. Je vous encourage à vous équiper d'un thermomètre en lieu et place de votre montre. Ce ne sera pas plus juste, mais ce sera plus pratique pour savoir comment vous habiller.
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L'homme qui a volé une heure dans la nuit de samedi à dimanche a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi, à la frontière belge qu'il tentait de passer en vélo comme si de rien n'était. C'est grâce à la vigilance du brigadier-chef F. Chypse que ce héros a été alerté par la trajectoire erratique du cycliste sus-mentionné, alors que lui-même rentrait de chez sa tante sur une trajectoire improbable. Après le choc frontal qui les a étourdi tous les deux, notre fleuron de la police des douanes a remarqué une fuite de secondes sur le sol, qui est vite devenu un torrent de minutes. Réagissant au quart de tour et plus vite que le contrevenant, notre futur chevalier de la légion d'honneur a tout fourré dans sa gibecière qu'il avait là par hasard, puis pris l'homme au collet avant de le ramener au poste de police.
Avant que la nuit soit écoulée, Interpol était prévenue et avait interrogé l'homme dont le nom reste à cette heure inconnu. La police scientifique est arrivée très vite sur les lieux mais il n'a pas été possible de réparer la fuite horoactive tout de suite et la situation reste en l'état pour le moment. On attend une déclaration du président dans la journée, car la situation est grave.
Mise à jour : L'institut Mac Roe, spécialiste des questions de relevé de compteurs horodatés dans la rue, révèle ce matin que la situation ne pourra pas être rétablie partout avant six mois et que nous allons devoir nous satisfaire de cette situation absolument inédite. Certaines des minutes qui se sont écoulées étaient en Belgique, certaines étaient en France et le taux de conversion étant différent, certaines horloges seront à jour et pas d'autres. Il semble également, comme le veut la sagesse populaire, qu'une de perdue et dix de retrouvées. Pendant six moins nous devrons donc nous habituer à des rendez-vous flous, à plus ou moins quelques heures, sans jamais savoir si nos correspondants partagent la même heure que nous.
Nouvelle mise à jour : Le président de la RATP, Monsieur K. A. Paische, s'est félicité de l'étalement automatique des heures de pointe dans les transports franciliens et de l'impossibilité de savoir si les trains et les bus seraient en retard. Seuls les trains avec plus de 10 heures de retard seraient dorénavant considérés comme en anomalie. Par ailleurs, Madame Gaippe, présidente des industrie du luxe, a rappelé que "le temps c'est de l'argent" et qu'il serait taon que le gouvernement fasse quelque chose. Le gouvernement se tait car il cherche encore à cette heure à se réunir au complet.
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Chères lectrices et chers lecteurs, je vous prie donc par avance de bien vouloir m'excuser si, de temps en temps, mes billets sur ce blog sont un peu en retard ou en avance pendant cette période. Je vous encourage à vous équiper d'un thermomètre en lieu et place de votre montre. Ce ne sera pas plus juste, mais ce sera plus pratique pour savoir comment vous habiller.
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